le blog illustre

lundi, juin 29 2015

Les nouveaux maillots à arme secrète

bikini_jaune_560.jpg

Stéphanie 32 ans et son nouveau maillot, celui qui possède la nouvelle fibre Lycra Xtra Life, la fibre qui résiste à L'eau chlorée, l'huile solaire et les températures extrêmes. Maillot Simone Pérèle. Solaires Armani.

Du nouveau dans le maillot. Mais pas dans la forme, dans le fond. La fibre Lycra Xtra Life présente sur le marché depuis 3 ans, arrive petit à petit dans nos armoires. C'est long, mais c'est ainsi. Une nouvelle fibre doit gagner les faveurs des fabricants de tissus, pour être testée sur des échantillons, puis pour être proposée aux stylistes ou acheteurs. Le dernier barrage, ce sont les acheteurs des magasins pour être enfin à nous.

Vous oubliez souvent de rincer systématiquement votre maillot après la piscine? Vous êtes la spécialiste du bikini oublié sur la plage arrière de la voiture garée en plein soleil?  Cette fibre est faite pour vous. 

En France, ce sont les marques Banana Moon et Simone Pérèle qui sont les pionnières (repérez l'étiquette au logo de Lycra Xtra Life le nom de la fibre ou bien "Lycra Sensitive" le nom du tissu tricoté avec cette fibre). 

On oublie trop souvent l'importance du fil dans la mode et combien la qualité d'un tissu dépend surtout de la bonne qualité de sa fibre. Cela vaut le coup d'en parler. 

À voir également: les maillots de la marque "Les Ultraviolettes" qui sont réalisés dans une matière qui protège des U.V. (UPF50+)

P.S. Je profite du sujet maillot pour vous parler du joli site de vente de lingerie Miroir de muses. Ce site aux allures de boudoir a un an. Margot, sa fondatrice est aussi charmante (et super jolie) que sa sélection de lingerie et de maillots. J'ai l'honneur de faire partie de ses invitées. C'est ici 

Commentaires 8

mercredi, juin 3 2015

Du beau à tous les prix

Coperni-Cristaseya_560.jpg

visuels_Coperni.jpg

Look 1: je suis exigeante, un peu snob et j'ai les moyens de l'être.

 Veste d'esprit militaire de Coperni, la marque démente* qui nous fait tourner la tête, grand moment de raffinement et d'intelligence de style - Pantalon de Cristaseya, autre marque chiccissime, confidentielle et d'une grande exigence de fabrication - Sandales Bal Pages, l'incarnation du chaussant humble devenu luxueux - Sac Loewe par Jonathan Anderson, la tuerie devant personne n'est indifférent (sold out chez Net à Porter depuis un moment, c'est dire) - Foulard Hermès mais pas n'importe lequel s'il vous plaît. Un modèle signé de l'artiste argentin Julio Le Parc. Une collaboration vendue en nombre d'exemplaires restreint ce mois-ci sur le site dédié editeur-en.hermes.com- Solaires Gucci, évidemment. Ceux sur lesquels nous avons toutes craquées. 

Vestra-Scholl_560.jpg

visuels_Vetra-Scholl.jpg

Look 2: je suis exigeante, je suis fauchée mais personne ne s'en doute tant les vêtements humbles et fonctionnels sont beaux.

Véritable parka militaire (avec le carré en velcro devant)- panier marocain dont les anses sont tressées - pantalon de travail de la marque VÊTRA qui n'existe plus mais qu'on trouve souvent en stock dans les vide-greniers. Les trois coloris à avoir absolument dans son dressing pour un look cool optimum: le blanc du peintre, le bleu du garagiste et le mini pied de poule du boulanger. Une qualité top et une patine démente lorsqu'il vieillit. Des solaires venant de Designer Seven. Le site opticien où les solaires sont à prix réduit. Ici des Marc Jacobs canons - Enfin, des Pescuras de Scholl qui reviennent périodiquement à la mode.

*Profitez-en et ruez-vous sur les pièces seront collector. Les deux designers de Coperni (Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant) ont annoncé qu'ils mettront leur marque en sommeil afin de se consacrer à Courrèges qu'ils viennent de rejoindre. 

vendredi, mai 15 2015

Les marques de souliers en France: quoi de neuf?

Carritz.jpg

Coup de projecteur sur 4 jolies marques françaises de chaussures toutes récentes

La plus "ancienne" c'est Carritz. Lancée en 2012 par Pascale Fagola, une enfant de la balle, d'une famille de fabricants d'espadrilles de Biarritz. Elle a longtemps bossé dans la mode de Milan à Tokyo. Après avoir mis au point ses semelles avec un podologue, elle a trouvé un excellent fabricant à Venise et une collection de chaussures absolument exquises est née et sent déjà la success story. Raffinées, luxueuses et confortables, ses collections ont de suite attiré l'oeil des rédactrices de mode. Pas facile cependant de la trouver en France, j'attends ardemment qu'elle ait un point de vente sur le net. Ici, plus d'infos et de photos sur le blog d'une de ses amies.

Jour_Ferie.jpg

Jour Férié est une marque qui m'est chère. Nathalie Elharrar, sa co-fondatrice, je la connais depuis longtemps. Nous étions ensemble chez Balmain. Nathalie n'est pas une inconnue dans le milieu de la chaussure. Après avoir travaillé chez Balmain, Karl Lagerfeld, Heshung... et tout en enseignant "l'art du soulier" à l'IFM, elle crée Larare, une ligne de souliers au luxe, au sex-appeal et aux talons vertigineux. À voir ici. Puis avec Johane Collet, elle décide de créer "Jour Férié", un concept de chaussures mixtes au luxe abordable et à la décontraction chic. Chaque soulier est un petit chef-d'oeuvre. Le duo a trouvé une usine au Portugal qui travaille le montage "sachetto" ou toutes les coutures sont retournées... à la main. Voir une jeune marque qui met ainsi en valeur le savoir-faire manuel fait un bien fou. La première collection a vu le jour ce printemps et déjà fédère des afficionados. On trouve ces beaux souliers facilement: sur leur site et sur L'Exception bien sûr

Sandra_Haller.jpg

Sandra Haller, je l'ai rencontrée grâce à Instagram. Sandra n'est pas une débutante dans l'univers de la chaussure et avait commencé par faire des escarpins, en vente au Printemps notamment. Mais comme tout designer dépend de son fabricant, Sandra dut mettre en veilleuse sa marque, le temps de trouver de nouveaux partenaires. Chose faite cette année avec un fabricant portugais, un nouveau show-room et, en plus, des baskets fraîches et pimpantes ainsi qu' une très jolie image aboutie. Tout est en place désormais pour que la collection s'étende durablement dès l'hiver prochain. Retenez bien son nom: San-dra-Hal-ler.

Tondowski.jpg

Alain Tondowski, je suis tombée par hasard sur ses souliers lors d'une présentation à la presse de l'hiver prochain. Alain Tondowski n'est pas non plus un inconnu ou un débutant dans la profession. Il a travaillé pour les plus belles maisons: Kélian, Dior, Chloé, Saint Laurent ... Il avait fondé une première fois sa marque éponyme en 1997. 8 années plus tard, il l'abandonne pour ne reprendre le deuxième acte qu'en 2014. Là aussi la rencontre avec un artisan bottier italien est décisive et lui apportera de nouvelles perspectives. Un nom à suivre donc.

mardi, avril 28 2015

Sophie Fontanel

Fonelle_Time_copie.jpg

Le fait que Sophie Fontanel quitte le magazine ELLE valait bien un billet dans ce blog dévoué corps et âme à la mode. C'est un mail de la même Sophie me disant qu'elle aimait le sweat de Damart, qui m'a donné envie de mettre l'accent sur le parcours atypique de cette journaliste/écrivain. 

Sophie Fontanel est un cas à part dans la presse française. Elle est la seule à avoir décuplé sa notoriété en passant du print au Net. Elle est une des rares journalistes (et peut-être même la seule) à avoir instauré un lien fort avec ses lecteurs et à être devenue une icône auprès des blogueuses de mode, "la reine-mère des blogueuses francophones" dixit le Révérencieux.  

Sophie Fontanel était déjà populaire grâce à "Fonelle", personnage attachant et un peu zinzin qui égayait chaque semaine les pages de ELLE. Elle montrait déjà qu'elle est une fille de son temps en campant son héroïne dans un genre épistolaire nouveau: le mail. Puis l'arrivée des blogs de mode et son cortège de filles branchées éveillèrent sa curiosité au point qu'elle fut la première à copiner avec les blogueuses. Attitude ô combien audacieuse, vous l'admettrez, dans un milieu codifié (celui de LA MODE) où, en gros, on ne mélange pas les serviettes et les torchons. Reniflant le potentiel dynamique des blogs et l'énergie créatrice qu'ils procurent,  Sophie ouvrit le sien "la vraie vie de Fonelle" et surtout commença à dialoguer avec son public, répondant elle même aux commentaires, allant lire les blogs de ses lectrices... Un carton. Un style naquit

Nous découvrîmes un ton: de l'esprit, de l'humour, de la créativité, une grosse culture de mode distillée avec bienveillance et surtout... une plume. Nous connaissions déjà Fontanel écrivain mais sur le net, la plume de Fontanel prit un autre aspect, plus vif et "interactif" forcément. Du coup les lectrices rivalisèrent d'esprit dans leurs commentaires et s'auto-proclamèrent "la horde de Fonelle". Quelques années après, toujours à la page, Sophie se rajouta un compte Instagram encore plus fou dans un français/anglais à l'arrache vers lequel convergent désormais les anglo-saxons épris de french style. 

L'annonce de son départ de ELLE et son dernier billet sur le Daily ELLE laissèrent désemparée la horde. Mais pas très longtemps.  La journaliste facétieuse ayant plus d'un tour dans son ordi, fit à nouveau preuve de modernité en créant cette fois une newsletter : Fonelle Time! Une newsletter qui décoiffe bien sûr. Faites lui confiance. Et, sur le papier, Sophie intègre la prestigieuse écurie de l'OBS comme chroniqueuse mode hebdomadaire. 

Cette capacité à se donner de nouveaux challenges et à s' inventer à chaque fois un nouvel univers est un modèle. Pour ma part, je m'extasie, en plus, devant cette fille qui sait trouver les mots pour expliquer pourquoi c'est important d'aimer les belles matières et les vêtements pimpants sans tomber dans les pièges de la consommation.  

À voir également son interview chez la piquante Isis de Paname!!!

mercredi, avril 15 2015

CAB, une leçon de style

CAB1.jpg

Catherine Anne de Bretagne, 66 ans, la théoricienne du "chic/cool/stylée à tout âge". Costume et sandales CELINE. Sac PRADA. Notez sa posture top cool

J'ai connu le blog de Brieuc il y a fort longtemps et l'avais mis dans ma blogroll. Du coup il découvrit le mien et me demanda de dessiner sa bannière. Une estime réciproque de nos blogs respectifs naquit.  Le blog de Brieuc75 a ceci de particulier : il fédère un lectorat aussi bien masculin que féminin amateur de mode raffinée et surtout fan de la maison Hermès. 

Mais la raison pour laquelle j'en parle aujourd'hui c'est que Brieuc a un sacré atout dans son blog: une amie qui a pour nom de code CAB (Catherine Anne de Bretagne). Cette amie lui envoie régulièrement des photos d'elle, prise à l'arrache devant un miroir ou dans une cabine d'essayage. Devant la justesse de ses poses, je l'ai dessinée telle qu'elle sans rien changer.

CAB2.jpg 

Pyjama PRADA et pull ERIC BOMPARD. Sac CELINE

Cab est, vous l'aurez compris, la preuve que le flair pour la modernité ne s'éteint pas, passé un certain âge. Elle pige au quart de tour ce qui est ou va être à la mode et associe des pièces souvent audacieuses avec une facilité déconcertante.

Cab3.jpg

Bon, je sais, vous allez me dire: "elle a les moyens". Bien sûr, CAB dispose d'un budget confortable qui lui permet d'aller trouver le style de demain au sein de maisons réputées pour leur avant-garde. Mais CAB est surtout une tête chercheuse, pro des ventes privées et des déstockages en tous genres. 

Plutôt qu'une question d'argent, c'est plutôt le physique qui est conditio sine qua non pour avoir une allure à la mode, il me semble. Cab nous prouve bien que avoir une dégaine (de nos jours) n'est pas une question d'argent ou d'âge mais bel et bien une question de rapport taille/poids. Une silhouette longue et fine a des proportions qui mettent plus facilement en valeur le vêtement. Lequel est (toujours)pensé pour une femme mince.

 Je vous mets en lien la catégorie "invité(e)" de Brieuc75 où sont rangés tous ses looks de Cab. Lisez le texte qui est drôle. Dois-je vous préciser que Cab la semaine dernière a rangé ses pulls Bompard et Hermès pour porter le sweat Damart? C'est ainsi que je me suis replongée avec délice dans les archives de Brieuc75!

Commentaires 31

mercredi, avril 8 2015

News

Catherine___Liliane.jpgRevue de presse de Catherine et Liliane le 6 avril sur Canal+ Sur Liliane, sweatshirt "Old is gold" de Damart. Sur Catherine, Thermolactyl bioactif édité pour les 60 ans de la marque. Nous ignorons à ce jour la provenance des boucles d'oreille de Catherine. Stylisme Amandine Cros.

Chers amis, 

Je ne vous ai pas oubliés. J'ai juste du mal en ce moment à trouver du temps pour m'occuper de mon blog. Cela fait pas mal de mois que je n'ai pas publié un billet comme vous les aimez. Je m'y remets et vous promets bientôt un spécial "look 1 "j'ai les moyens" vs look 2 "je ne les ai pas mais personne ne s'en doute".  

En attendant quelques nouvelles: la vision surréaliste de Liliane/Bruno Sanches (de "Catherine et Liliane" du Petit Journal de Canal +) portant mon sweat Damart!!! Vous imaginez ma tête? Mes idoles de style: Catherine, maniérée et premier degré, sanglée dans ses blazers de power woman des années 80, le brushing triomphant et Liliane fausse suiveuse et reine du calembour. Je savais que Damart les habillait souvent mais j'ignorais que le sweat avait été envoyé. Et surtout jamais je n'aurais pas pensé que la costumière le mettrait!!! Merci Amandine!!!!! Vous n'imaginez pas la joie que vous m'avez procurée!!! Imaginez la scène hyper glamour: je repassais benoîtement dans le séjour (rituel d'une fois par semaine). Je vois le sweat-je laisse tomber le fer-me rapproche de l'écran-Non, je ne rêve pas-file chercher mon portable pour prendre une photo-la prend- puis tente de répondre aux sms joyeux qui affluent et de publier la photo sur IG et FB-

IG_sweat_Damart_2_copie.jpg

IG_sweat_Damart_1.jpg

IG_sweat_Damart_3.jpg

Et surtout mille fois mercis à tous ceux qui ont mis en situation le sweat sur les réseaux sociaux et les blogs!!!!!!!! Quelle joie! Quels encouragements!!! J'espère que je n'ai oublié personne! (Les noms sans lien sont indépendants de ma volonté, ce sont des comptes privés Instagram) Merci Anne Carbonnet, Amandine Cros, Birdyyummy, Brieuc 75(et Cab!)Dressing de modeuses, EvylhtIsis de Paname, journalmd, Mode Personnelle, Nizzagirl, Sarah du Révérencieux, So Shoes et Une souris dans mon dressing !!!! 

Et aussi sur les blogs !!!! Celui de Muriel Le Journal d'une Femme débordée ! Celui de ma chère Frida Lécuyère ! De ma chère Anaïk! De Flora! De Brieuc75 dont je vous parlerai plus longuement très très bientôt. Le temps de LA dessiner.

Je termine ce billet en remerciant aussi tous ceux qui sont venus me voir au salon DDessin!!! (on dirait une remise de Césars mon truc) J'ai eu tellement de dessins à finir et d'allées et venues à Paris que je ne viens à en parler que maintenant. Merci à Nathalie qui est venue de Normandie et avec qui on a papoté pendant des heures de la mode, des enfants, des blogs...  J'ai un lectorat fantastique.

Bises

Edit_.jpg

EDIT du 15/04/2015

Le nouveau cru: l'IG de Mathilde Laurelli aka Froggista de l'Express Style.fr, de Marie Tabard, de journalmd, à nouveau, de jeunevieillispas et de Isis de Paname qui le porte cette fois avec un jean coupé à la culotte-courte. 

lundi, mars 23 2015

Semaine du dessin à Paris! DDessin Paris 2015

DDessin_1_560.jpgTexte_expo_560.jpgPour les horaires et l'adresse, voir ici

J'attire votre attention sur le fait que l'entrée est payante (10€ - Gratuit pour les moins de 14 ans). Mais la qualité des exposants (représentés pour la plupart par leurs galeries) mérite le détour. Il y aura aussi, les lauréats du fameux concours d'illustration de mode du magazine Glamour.

À ce week-end!

lundi, mars 16 2015

Damart x Isabelle Oziol de Pignol

Old_Gold_3__lunettes_ecaille_.jpg

Vous vous souvenez que Damart m'avait demandé d'illustrer leur dossier de presse? Eh bien, figurez-vous que notre collaboration s'est tellement bien passée que dans la foulée, Damart m'a proposé de créer un motif pour des sweat-shirts. Après moult réflexions, nous nous sommes arrêtés à cette représentation de ce qui est hot en ce moment:  la femme âgée et glamourisée.

Damart_X_iop__560.jpg

En voici la démonstration sur notre Eléonore du dossier de presse....

Olg-Gold_1_560.jpg

... Sur Framboise qui l'associe avec des classiques de vieille dame (col fourrure, sac de dame qui va à la messe, jupe crayon)...

Old-Gold_2_560.jpg

... Sur Sylvia qui le porte wild ayant coupé à l'arrache, encolure et bord-côte du bas...

Old_Gold_4_copie.jpg

... Et enfin sur Marion, l'égérie virtuelle de Damart qui le porte bord-côte coupé. Marion, championne du mélange (cher/pas cher - classique/fashion) fait sa belle avec avec son manteau Maxmara vieux de 16 ans, son jean Perfect Fit et ses sneakers de Damart. Foulard Monoprix, chemise COS et sac Mansur Gavriel

Si vous voulez en faire autant, c'est ICI (cette fois, il y en aura pour tout le monde)

Un grand merci à l'équipe de DAMART et de MOT COMPTE DOUBLE !

Commentaires 26

lundi, mars 2 2015

Galignani X Isabelle Oziol de Pignol

1502560_10152828532364633_5565551808448022283_n.jpgComme je l'ai déjà annoncé sur Instagram et Facebook, je suis fière de vous annoncer que la librairie Galignani de Paris m'a demandé de collaborer à ses marques-page! La librairie Galignani pour ceux qui ont raté le post, j'en parle ici

Un énorme merci à Danielle Cilien-Sabatier, la géniale directrice de Galignani! La fashion week commence demain. J'y serai bien sûr. Rien n'est plus excitant pour qui aime la mode que d'être à Paris à cette période. 

jeudi, février 26 2015

Les coulisses du défilé des vanités

Defile_des_vanites__copie.jpg

Journaliste de mode prise en flagrant délit de lecture du "défilé des vanités". Pull et étole de fourrure MARNI -Top forme cape VALENTINO - Chevalière CHARLOTTE STONE

Comme préambule à la semaine des défilés de prêt-à-porter parisiens qui débutera la semaine prochaine, je reviens vers ce blog que j'avais hélas délaissé pour cause de rendus de dessins divers et variés. 

C'est Cécile Sépulchre qui, me contactant pour me parler de son livre, m'a donné envie de faire ce dessin à toute allure pour illustrer son texte ci-dessous. L'histoire de Cécile est intéressante. Vous connaissez toutes ce livre, qui décrit fort justement le microcosme des rédactions de mode. J'en avais parlé ici. Ce que j'ignorais en revanche, c'est que très peu d'exemplaires avaient été imprimés car la maison d'édition d'alors avait fait faillite peu de temps après la publication du livre. Je vous livre donc les dessous de l'affaire (en quasi exclusivité, d'autres blogueuses en parleront également). 

Pourquoi en parler? 

-Parce que le livre est tout simplement bon. 

-Parce que le fait que le livre soit sorti en même temps que la suite du diable s'habille en Prada, c'est juste énorme. Le rouleau compresseur du marketing à l'américaine face au petit frenchie.

Je vous retrouve dès lundi prochain sur ce blog, et sûrement avant sur FB et Instagram!


Le Défilé des vanités

Les coulisses d’une saga

Par Cécile Sepulchre

 

 La récente parution poche du roman Le Défilé des vanités est l’aboutissement d’une incroyable saga, racontée pour la première fois ici.

 Le Défilé des vanités aura déjà mis cinq ans à mûrir, entre prises de notes sur les réflexions et les anecdotes entendues ici et là. Dévoiler les coulisses, piocher dans quinze ans d’histoires drôles (véridiques) et de dialogues entendus, expliquer simplement ce monde compliqué, écrire un premier roman de 400 pages, évoquer un poste que j’ai choisi de quitter… l’affaire était sensible. Ensuite il a fallu trouver le temps : les journalistes en poste comprendront, puis trouver un éditeur : les auteurs comprendront…

 Et puis, un jour, après bien des aventures, on appuie sur le bouton envoi et le manuscrit s’envole…

Un jour, une bonne fée pointe son nez : les éditions Balland. Elle ne sera pas seule…

 Mais la mauvaise fée monte vite au créneau. Un jour, mon éditeur m’invite à découvrir le livre. En partant, je croise le coursier d’un bureau de presse qui me remet un paquet que je glisse dans mon sac. Chez Balland, j’ai dix minutes de bonheur, lorsque je tiens enfin ce roman tout chaud. Puis j’ouvre l’enveloppe dans mon sac et découvre… La Vengeance en Prada, mastodonte américain lancé avec des moyens colossaux.

Pire, avec leurs couvertures similaires les deux romans ont des airs de fausses jumelles arrivant avec la même robe dans une soirée. J’aurai l’occasion de papoter avec l’auteur lors de sa fastueuse soirée de lancement. En repartant, je me sentirai bien seule. Dans les librairies, à côté des piles colossales du rouleau compresseur américain (100 000 exemplaires) mon petit Défilé rase les murs. Le plus souvent il est introuvable. Balland semble en difficulté. C’est David contre Goliath. De plus, le roman, préparé en deux mois, est arrivé bien trop tard pour certaines rédactions.

 Mon blues est de courte durée car les bonnes critiques arrivent de toutes parts. Notamment, dans le Figaro Magazine, un super article de Fréderic Beigbeder comparant Le Défilé versus La Vengeance. C’est le mien qui remporte tous les lauriers. Il lui prédit en coulisses un destin à la 99 francs, dont la première phase de lancement fut compliquée par une certaine censure. Pourtant, les critiques toutes positives, se multiplient. Euphorie.

 Le livre atterrit dans le même temps chez un avocat hostile qui ne trouve heureusement rien à redire. Celui de Balland a bien bossé. Les griffes, elles, s’amusent de l’histoire. Des félicitations de professionnels affluent. Dans le monde de la mode, personne ne remet en cause la véracité de mes dires, ni ne tente un décodage de ce roman à clef. Les plus jeunes ont envie que de nouvelles règles soient posées.

J’aurais pu aussi bien me faire descendre. L’air du temps est à l’exploration des coulisses, à la désacralisation et surtout… ce milieu a de l’humour !

 Le démarrage en fanfare du Défilé des vanités tient donc du miracle. La sortie à cloche pied paraît sauvée par cette folle série d’articles ; près de 70. Rarissime pour un premier roman. Cerise sur le gâteau, j’atterris sur plateau du Soir 3.

Alain Goldman, grand producteur oscarisé (La Môme) envisage un film. Des éditeurs se disputent les droits poche. J’ai la tête dans les étoiles.

 

Mais la mauvaise fée revient. Alors qu’un succès se met en place envers et contre tout, Balland, achève son dernier vol plané et pique du nez, plantant distributeurs et médias. Des TV cherchent en vain à me joindre. L’éditeur sort des radars, avant d’être mis en liquidation. So sad… La diffusion est bloquée, mes droits d’auteur partent à la trappe et cette version disparaîtra à jamais. Adieu cette couverture amoureusement bichonnée avec Aurore de la Morinerie, la déesse de l’illustration.

Big blues… me voici abandonnée en haute mer.

 Pourtant, le livre intéresse toujours autant. Des bloggeuses me lancent une bouée. Une chaîne de solidarité menée par l’une d’entre elles, Laetitia Noblet, se met en place. Nouveaux articles positifs notamment dans L’Avenir, quotidien belge qui publie une double page, reprise par la radio.

Des jeunes m’envoient des croquis de la couverture, demandent conseil. Des échos positifs reviennent de toutes les tranches d’âges, de 16 à 96 ans et de tous les milieux socio-culturels, initiés ou non ; de la business-women à sa secrétaire, en passant par le mari intello. Les lectrices laissent de magnifiques commentaires sur le web. Pourtant le livre devient introuvable.

 En attendant le déblocage juridique, il me reste aussi les droits numériques. Heureusement. Après une petite étude, je lance une auto-édition avec la jeune start-up Librinova. La démarche est insolite mais ça marche. Aurore de la Morinerie m’offre la nouvelle couverture. Dans le même temps, un contact direct s’établit avec J’ai Lu et Points, qui souhaitent depuis le début, lancer une version en poche. Je récupère enfin mes droits. Finalement, ce sera Points qui croit très fort au roman et veut le relancer comme un inédit, compte tenu des circonstances. Le vent tournerait-il ?

 

En juillet nouveau coup de théâtre. Depuis mes vacances provençales, je découvre mon petit e-book en troisième place des meilleures ventes de romans français numériques. Et il restera longtemps en première place de la littérature humoristique sur Amazon. Sans le soutien marketing d’une grande maison, c’est incroyable. Une agent chinoise, recommandée par Olivier Lebé, prix du premier roman, propose un contrat. Je choisis de conserver d’autres droits étrangers.

 À la rentrée, nouvelles modifications du roman qui entre en fabrication chez Points. Impressionnante organisation. Une autre couverture conforme à leur collection est mise au point. La tour Eiffel signale que oui, pour une fois, c’est en France, capitale de la mode que se déroule l’action. Paris qui fascine tant le monde… Les médias continuent de me contacter via les réseaux sociaux. Je me retrouve dans plusieurs émissions de TV, devisant d’histoire de la mode et des mœurs étonnantes de cette chère tribu.

 

Comme il est dit que rien n’est simple, j’apprends que La Vengeance en Prada sortira en poche aux mêmes dates. Encore !!! Ce sera l’ultime étape du test sur l’importance nouvelle du marketing à l’américaine dans l’édition. Dernier pied de nez du hasard, le jour de la sortie poche, je reçois un décompte de mes droits Balland perdus.

 Mais peu importe. Le 22 janvier, c’est la sortie du poche. Une visite chez Gibert me laisse euphorique. Le roman, invisible lors du premier lancement, est cette fois-ci, aux meilleures places, entre les plus grands auteurs. Une bonne surprise car les libraires se fient généralement aux résultats du livre grand format pour décider du montant de leurs commandes. Dans mon cas, ils sont faussés, mais plusieurs ont suivi l’histoire et semblent décidés à lui laisser sa chance. De nouveaux articles et interviews TV sont annoncés jusqu’en avril.

Cette fois ci, le terrain paraît plus favorable, et je suis enfin au chaud, dans un beau vaisseau. Happy

 

Next ?

 

 


  

Commentaires 18