le blog illustre

lundi, janvier 26 2015

Le style girly

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Honorine, 24 ans , fraîchement diplômée de Duperré, s'est jetée sur le style girly dès le début de ses études et le pratique à la cool. Une façon de se singulariser avec un style fort et quelque part mal vu, mal compris voir mal traité, au sein de la corporation de l'habillement. La voici avec Nougat, son chihuahua femelle à poil longs et blonds.

Ne jugez pas hâtivement sa tenue qui se distance largement d'un style Barbie classique et examinons l'équilibre de ses composants:

1/ Une coiffure Pom Pom Girl années 60.  

2/Un sweat shirt blanc et potentiellement collector. Ici, la collaboration Le Bon Marché X Le Léon à l'occasion de l'Expo-événement "Le Bon Marché Paris X The Webster Miami". Le Webster est ce concept-store très finement pointu sis à Miami et dirigé de main de maître par la française Laure Hériard-Dubreuil qui a précisément un angle de vue moderne sur l'esprit girly.  Ce mois-ci, Le Bon Marché et Le Webster présentent une collection exclusive créee pour l'occasion par les designers les plus en vue de la planète. Le choix est signé Laure et tous les produits sont blancs. Connaissant le niveau en mode du BMRG et du Webster, je conseille vivement à tous ceux qui passent à Paris  d'aller y jeter un coup d'oeil (jusqu'au 21 février). 

Ici, dans le cas de la réflexion d'Honorine, doit-on préciser que le blanc utilisé à la place du rose intellectualise ou modernise le style girly?

3/ Un pantalon de jogging Adidas. Le pantalon de jogging est toujours une bonne base pour donner un peu d'aspérité à un style girly. Il est de plus, facile à trouver: il y a toujours un pantalon de jogging rose, blanc ou bleu ciel chez Adidas. Notez qu'il faut impérativement qu'il traîne par terre pour maximiser l'effet cool.

4/ Des escarpins façon Hollywood. Celles-ci signées Rene Caovilas, valent leur pesant de cacahuètes. C'est d'ailleurs en les voyant en vitrine, à Monaco, que l'envie immédiate de faire un look girly m'a saisie.

5/ Un beau sac fashion et rose. Pas vintage, pas classique, pas kitsch, pas trop fifille mais chic et fashion. Ici sac "By the way" de Fendi.

6/Un tour de cou en fourrure vraie ou fausse à la manière des mamies. Le lapin blanc est recommandé mais la marmotte châtain est acceptée. 

7/ Et pour finir: un petit chien habillé en rose. C'est bien la pierre angulaire du style girly. Propulsé par Paris Hilton, le chien de type chihuahua est aujourd'hui, dans les mains de n'importe quelle ménagère de 25 à 65 ans et, de Los Angeles à Clermont-Ferrand. 

jeudi, janvier 8 2015

Je suis Charlie

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La grande famille des dessinateurs honore les dessinateurs de presse d'exception et tous ceux qui nous ont quittés hier, rue Nicolas-Appert. Dans mon registre, voici ma contribution.

jeudi, janvier 1 2015

Season's greetings 2015

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Françoise ainsi que Wouap, son teckel stylé, s'associent à moi pour vous souhaiter, dans une ambiance de bord de mer, une merveilleuse année 2015!

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mercredi, décembre 17 2014

5 idées cadeaux

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L'époque  où il n'y avait que Dyptique sur le marché est révolue. Il y a désormais pléthore de marques de bougies chic à offrir. Ici, celle de Byredo, à l'élégance masculine, à la typo impeccable et au parfum évocateur, est ma préférée. 25€ ici.

Cible: un homme raffiné ou snob, un frère ou beau-frère gay.

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Avec lui, succès assuré au pied du sapin. On vous dira, à la vue de la boite orange: "mais ma chérie, tu as fait des folies, il ne fallait pas..."  Si, pour 80 € il le faut. ICI.

Cible: une maman chérie, une belle-mère chérie ou snob, une soeur exigeante ou arty, pour le frère gay, ça marche aussi. 

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Un tirage de photo, ça le fait. Lorsque ce tirage provient directement du studio de l'artiste, en édition limitée, on fait un effet boeuf.  Ici, un cliché de Marion Leflour que j'adore. Il y en a plein d'autres sur son site. Prix suivant les formats, à partir de 80 € ICI

Cible:  conjoints, frères, soeurs... tous ceux qui sont esthètes ou fashion... 

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L'excellent livre de Frédérique Veysset et Isabelle Thomas sur les chaussures, émaillé d'interviews et de photos de passionnés. J'ai l'honneur d'y figurer pages 112 et 113 avec une de mes paires préférés, des Prada hautes de 10 cm achetées en 96 alors que j'étais enceinte et incapable de marcher avec. C'est vous dire. 25€ ICI et partout en France. 

Cible: les dingues de chaussures. Il y en a toujours un dans toute famille.

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Une paire de gants ravissants, c'est toujours quelque chose que l'on est ravi de se voir offrir. Les stands des gants Agnelle dans les grands magasins parisiens font toujours briller les yeux des passantes. Ceux-ci à franges, (environ 180 €) ont l'avantage de faire aussi bien féminin et chic, que rock et pointu. (En ce moment au Printemps Haussmann). Les gants Maison Fabre sont aussi à tomber et pour celles qui habitent ma région, n'oubliez pas que le marché de Vintimille, le vendredi, propose un choix de gants de ouf hyper fashion et un peu moins chers. 

Cible: toutes les filles qui aiment s'habiller de 18 à 90 ans.

Sur ces considérations stylistiques de premier plan, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année. 

P.S. Comme un vraie ado, j'ai enfin une "fan page" de accrodelamode!!! je vous invite à la liker chaleureusement avant que je n'arrive à installer une icône dans la marge à droite. 

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vendredi, décembre 5 2014

Le style Monocle

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Je ne pouvais pas aborder le sujet de la presse hype sans m'attarder sur le cas de Monocle. Un monument dans le monde de la presse. Monocle, n'est pas un "hard to find magazine" puisque dès ses débuts, sa diffusion a été bien menée. Je case plutôt Monocle dans le genre "presse à l'esthétisme de forcené" tant sa mise en page me laisse pantelante d'admiration. 

Laissons de coté son irréprochable ligne éditoriale pour se centrer sur ses pages mode. Elles valent le détour et présentent une vraie constante de style: des jeunes gens à l'allure sage, chemises et pantalons impeccablement repassés. Du lin l'été, des couleurs toute l'année. Très peu de noir, jamais de trash. On est studieux et courtois chez Monocle. On ne sait qui de Tyler Brûlé ou de Takeharu Sato (le "fashion director" initial)  en a été l'instigateur. Un goût ( probablement commun) pour les marques confidentielles et l'esthétisme rigoureux à la japonaise, a mis au point cet esprit Monocle qui, depuis le départ de Sato en février 2014 a perduré. 

Lues, admirées et adoubées par les étudiants en MBA du monde entier, ces pages, véritables éloges du vestiaire preppy, ont le mérite d'avoir été les premières à rendre désirable un genre que l'on croyait délaissé à jamais: le pull noué sur les épaules. 

jeudi, novembre 27 2014

La presse hype

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Pull et pull-écharpe Christophe Lemaire - jupe A.P.C. - sac La Contrie X Holiday - solaires Tom Ford - chaussures Adidas Superstar - sweat-shirt sur l'eshop de Holiday

Les années 2000 ont vu l'essor d'un genre que j'affectionne particulièrement et que l'on surnomme, dans les milieux autorisés, le hard to find magazine. En clair: le magazine de mode hyper pointu, indépendant, et publié en anglais pour une seule diffusion internationale. 

Ce type de magazine est devenu au fil des années un produit hype au même titre qu'une marque de vêtements courue. Véritables concentrés de chic et laboratoires d'idées, ils fédèrent un public fervent et averti et ont lancé toute une générations de stylistes, de photographes et de directeurs artistiques. Les ancêtres notoires (des années 80): The Face, i-D, Jill... Ceux qui ont fait les années 90 et donné le "la": Dazed&Confused, Wallpaper, Self Service... Puis Tank, (le premier mook), Numero, Another et tant d'autres... Certains formés par une bande de copains photographes et stylistes, d'autres par un studio de graphistes, initialement dans le but de montrer leur travail. 

Depuis, ils sont légion et ornent les étagères des concept-stores. En général vite épuisés dès leur sortie, introuvables ailleurs que dans les grandes capitales, leurs acquéreurs suscitent l'envie. Certains, à la diffusion confidentielle, comme Candy en Espagne, sont rapportés de voyage comme de précieux trésors. 

C'est dans ce contexte que l'élégant Holiday, un magazine américain diffusé de 1946 à 1977, renaquit de ses cendres au printemps dernier à Paris. C'est le très chic Atelier Franck Durand qui a relevé le gant pour un résultat à la hauteur de nos espérances. Même format que l'original, mêmes thématiques, même esprit. Marc Beaugé est le rédacteur en chef et Franck Durand le directeur artistique. 

Cerise sur le gâteau, comme le magazine Monocle, Holiday propose sur son site un eshop où l'on peut se procurer, outre le magazine, des produits estampillés du nom du mag à la typo mi-preppy mi-moderniste. 

Mais c'est sa première collaboration qui attire l'attention. Holiday a choisi la maison La Contrie (dont j'avais parlé ici). La Contrie réalise des sacs luxueux et rigoureusement fabriqués. Ici, le sac est en toile et cuir. 

Joséphine, sur l'illustration plus haut, l'a tout de suite adopté. Il réveille sa jupe en flanelle grise qui en d'autres temps aurait fait "religieuse en civil" et fait écho par son allure sport vintage à ses baskets à bandes du fameux bleu "années 70".

mercredi, novembre 5 2014

Lena Dunham

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Lena Dunham, avec son physique normcore me fascine. (le générique de #ASKLENA avec ce pas de danse sautillant m'a éblouie).

NB: j'ai changé ses chaussures car il établi qu'un peu de talon affine les jambes. 

lundi, octobre 27 2014

La bio aventurière

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Non, Charlotte n'est pas une festivalière revenant d'un Rock en Seine. Elle est cueilleuse pour un laboratoire pharmaceutique spécialisé en phytothérapie. Son style de vie (et donc son allure vestimentaire) qui en découle est un fait de société involontairement glamour: Privilégiant une vie saine hors de la ville, elle opta en fait, après son Master 2 en BioVIGPA, pour une pauvreté assumée.

Ses journées: parcourir les landes bretonnes à la recherche de graminées et plantes diverses. Ses loisirs: entretenir son potager et retaper sa maisonnette avec son fiancé, lui garde forestier.  Leurs concessions: un ordinateur portable, un abonnement Orange/EDF et un Kangoo d'occase. Pas de téléphone portable, pas de machine à laver, pas de télé, pas de détergents...  

Ses vêtements: de la seconde main qui ne doit pas excéder 15€ pièce. Un jean Carrefour gris, une chemise Kiabi en polyester/coton, une vieille marinière Armor Lux, un vieux sweat shirt découpé, rapiécé, tagué, souvenir de son périple étudiant aux USA. Seul luxe: des bottes Aigle, une paire de Way Farer et un bon sécateur, cadeaux de ses parents. Son sac de cueillette est fait par un copain cordonnier avec de la toile militaire de récupération et des vieilles ceintures. 

Ainsi troussée, notre cueilleuse ravirait n'importe quel photographe street styler égaré en campagne. 

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mercredi, octobre 15 2014

Fun

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Eugénie porte un pull Jeremy Scott, et le fameux sac Ebury de Anya Hindmarch.

Cela ne vous aura pas échappé, les motifs empruntés à la BD, la pop culture ou au logo corporate se sont installés sur la scène de la mode. Ainsi durant la fashion week, on pouvait voir des éminences de la mode arborer fièrement des motifs Kellog's, Disney ou même Mac Do. Castelbajac et Moschino, dont c'est l'ADN de faire du détournement ne sont plus seuls: Paul&Joe Sister présente une collab' avec Disney,  Marc Jacobs a rendu le logo Coca Cola hautement désirable... Même le cérébral Pierre Hardy, orne ses souliers d'un motif de pop art. 

Mais ne nous méprenons pas. Il en faut du talent pour parer un sac en cuir du Tigre des Frosties

Ci-joint donc Eugénie, 24 ans,  qui nous fait une démo en trois looks. 

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Escarpins Oh Roy! de Pierre Hardy

Fun_2__copie.jpgPoncho de la marque japonaise Muveil de Mishiko Nakayama très remarqué lors de la sublime exposition Le Japon Rive gauche au Bon Marché

mercredi, septembre 3 2014

L'héritière

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Pour démarrer la rentrée dans les meilleures conditions stylistiques, observons Rose Grace. Rose Grace, 22 ans, se classe dans un genre toujours le bienvenu dans la presse mode/people: la fille de.

Elle est fille de, petite-fille de, cousine et nièce d'un aréopage de femmes célébrées pour leur élégance et leur esprit. Sa famille est bien sûr argentée, tirant ses subsistes de plusieurs aïeux capitaines d'industrie. La barre est tellement haute que Rose Grace aurait pu baisser les bras et devenir une contestataire du style en portant, par exemple, du polyester ou du Desigual ou pire, naviguer en mode bling bling. Non, elle relève le gant avec style.

Elle a donc lancé une ligne éponyme de bijoux impeccable (il est aujourd'hui avéré que lorsqu'une héritière veut se lancer dans la mode, 70% d'entre elles choisissent de faire des bijoux). Fascinée par l'univers de Christian Astuguevielle dont sa mère possède de nombreuses pièces, elle tresse, noue, assemble de beaux cordages en chanvre. Aujourd'hui, elle porte des protos "chanvre et or" pour l'été prochain sur un Tshirt Hanes, taille 14 ans, sur lequel elle a peint à l'arrache des rayures avec un pinceau brosse et une peinture spéciale tissus. Son intérieur est un espace vide en béton brut meublé de mobilier rare ça et là. Ici un fauteuil Jangada du brésilien Jean Gillon (1960), un luminaire de la même époque non signé et un coussin XL fait sur mesure (tissu House of Hackney). Tapis traditionnel en jacinthe d'eau que l'on peut trouver chez AM-PM

Cet esprit "cordages portuaires" dans un décor brutaliste et tropical me semble être apaisant pour aborder la fin de l'été. Bonne rentrée à tous!