le blog illustre

lundi, mars 2 2015

Galignani X Isabelle Oziol de Pignol

1502560_10152828532364633_5565551808448022283_n.jpgComme je l'ai déjà annoncé sur Instagram et Facebook, je suis fière de vous annoncer que la librairie Galignani de Paris m'a demandé de collaborer à ses marques-page! La librairie Galignani pour ceux qui ont raté le post, j'en parle ici

Un énorme merci à Danielle Cilien-Sabatier, la géniale directrice de Galignani! La fashion week commence demain. J'y serai bien sûr. Rien n'est plus excitant pour qui aime la mode que d'être à Paris à cette période. 

jeudi, février 26 2015

Les coulisses du défilé des vanités

Defile_des_vanites__copie.jpg

Journaliste de mode prise en flagrant délit de lecture du "défilé des vanités". Pull et étole de fourrure MARNI -Top forme cape VALENTINO - Chevalière CHARLOTTE STONE

Comme préambule à la semaine des défilés de prêt-à-porter parisiens qui débutera la semaine prochaine, je reviens vers ce blog que j'avais hélas délaissé pour cause de rendus de dessins divers et variés. 

C'est Cécile Sépulchre qui, me contactant pour me parler de son livre, m'a donné envie de faire ce dessin à toute allure pour illustrer son texte ci-dessous. L'histoire de Cécile est intéressante. Vous connaissez toutes ce livre, qui décrit fort justement le microcosme des rédactions de mode. J'en avais parlé ici. Ce que j'ignorais en revanche, c'est que très peu d'exemplaires avaient été imprimés car la maison d'édition d'alors avait fait faillite peu de temps après la publication du livre. Je vous livre donc les dessous de l'affaire (en quasi exclusivité, d'autres blogueuses en parleront également). 

Pourquoi en parler? 

-Parce que le livre est tout simplement bon. 

-Parce que le fait que le livre soit sorti en même temps que la suite du diable s'habille en Prada, c'est juste énorme. Le rouleau compresseur du marketing à l'américaine face au petit frenchie.

Je vous retrouve dès lundi prochain sur ce blog, et sûrement avant sur FB et Instagram!


Le Défilé des vanités

Les coulisses d’une saga

Par Cécile Sepulchre

 

 La récente parution poche du roman Le Défilé des vanités est l’aboutissement d’une incroyable saga, racontée pour la première fois ici.

 Le Défilé des vanités aura déjà mis cinq ans à mûrir, entre prises de notes sur les réflexions et les anecdotes entendues ici et là. Dévoiler les coulisses, piocher dans quinze ans d’histoires drôles (véridiques) et de dialogues entendus, expliquer simplement ce monde compliqué, écrire un premier roman de 400 pages, évoquer un poste que j’ai choisi de quitter… l’affaire était sensible. Ensuite il a fallu trouver le temps : les journalistes en poste comprendront, puis trouver un éditeur : les auteurs comprendront…

 Et puis, un jour, après bien des aventures, on appuie sur le bouton envoi et le manuscrit s’envole…

Un jour, une bonne fée pointe son nez : les éditions Balland. Elle ne sera pas seule…

 Mais la mauvaise fée monte vite au créneau. Un jour, mon éditeur m’invite à découvrir le livre. En partant, je croise le coursier d’un bureau de presse qui me remet un paquet que je glisse dans mon sac. Chez Balland, j’ai dix minutes de bonheur, lorsque je tiens enfin ce roman tout chaud. Puis j’ouvre l’enveloppe dans mon sac et découvre… La Vengeance en Prada, mastodonte américain lancé avec des moyens colossaux.

Pire, avec leurs couvertures similaires les deux romans ont des airs de fausses jumelles arrivant avec la même robe dans une soirée. J’aurai l’occasion de papoter avec l’auteur lors de sa fastueuse soirée de lancement. En repartant, je me sentirai bien seule. Dans les librairies, à côté des piles colossales du rouleau compresseur américain (100 000 exemplaires) mon petit Défilé rase les murs. Le plus souvent il est introuvable. Balland semble en difficulté. C’est David contre Goliath. De plus, le roman, préparé en deux mois, est arrivé bien trop tard pour certaines rédactions.

 Mon blues est de courte durée car les bonnes critiques arrivent de toutes parts. Notamment, dans le Figaro Magazine, un super article de Fréderic Beigbeder comparant Le Défilé versus La Vengeance. C’est le mien qui remporte tous les lauriers. Il lui prédit en coulisses un destin à la 99 francs, dont la première phase de lancement fut compliquée par une certaine censure. Pourtant, les critiques toutes positives, se multiplient. Euphorie.

 Le livre atterrit dans le même temps chez un avocat hostile qui ne trouve heureusement rien à redire. Celui de Balland a bien bossé. Les griffes, elles, s’amusent de l’histoire. Des félicitations de professionnels affluent. Dans le monde de la mode, personne ne remet en cause la véracité de mes dires, ni ne tente un décodage de ce roman à clef. Les plus jeunes ont envie que de nouvelles règles soient posées.

J’aurais pu aussi bien me faire descendre. L’air du temps est à l’exploration des coulisses, à la désacralisation et surtout… ce milieu a de l’humour !

 Le démarrage en fanfare du Défilé des vanités tient donc du miracle. La sortie à cloche pied paraît sauvée par cette folle série d’articles ; près de 70. Rarissime pour un premier roman. Cerise sur le gâteau, j’atterris sur plateau du Soir 3.

Alain Goldman, grand producteur oscarisé (La Môme) envisage un film. Des éditeurs se disputent les droits poche. J’ai la tête dans les étoiles.

 

Mais la mauvaise fée revient. Alors qu’un succès se met en place envers et contre tout, Balland, achève son dernier vol plané et pique du nez, plantant distributeurs et médias. Des TV cherchent en vain à me joindre. L’éditeur sort des radars, avant d’être mis en liquidation. So sad… La diffusion est bloquée, mes droits d’auteur partent à la trappe et cette version disparaîtra à jamais. Adieu cette couverture amoureusement bichonnée avec Aurore de la Morinerie, la déesse de l’illustration.

Big blues… me voici abandonnée en haute mer.

 Pourtant, le livre intéresse toujours autant. Des bloggeuses me lancent une bouée. Une chaîne de solidarité menée par l’une d’entre elles, Laetitia Noblet, se met en place. Nouveaux articles positifs notamment dans L’Avenir, quotidien belge qui publie une double page, reprise par la radio.

Des jeunes m’envoient des croquis de la couverture, demandent conseil. Des échos positifs reviennent de toutes les tranches d’âges, de 16 à 96 ans et de tous les milieux socio-culturels, initiés ou non ; de la business-women à sa secrétaire, en passant par le mari intello. Les lectrices laissent de magnifiques commentaires sur le web. Pourtant le livre devient introuvable.

 En attendant le déblocage juridique, il me reste aussi les droits numériques. Heureusement. Après une petite étude, je lance une auto-édition avec la jeune start-up Librinova. La démarche est insolite mais ça marche. Aurore de la Morinerie m’offre la nouvelle couverture. Dans le même temps, un contact direct s’établit avec J’ai Lu et Points, qui souhaitent depuis le début, lancer une version en poche. Je récupère enfin mes droits. Finalement, ce sera Points qui croit très fort au roman et veut le relancer comme un inédit, compte tenu des circonstances. Le vent tournerait-il ?

 

En juillet nouveau coup de théâtre. Depuis mes vacances provençales, je découvre mon petit e-book en troisième place des meilleures ventes de romans français numériques. Et il restera longtemps en première place de la littérature humoristique sur Amazon. Sans le soutien marketing d’une grande maison, c’est incroyable. Une agent chinoise, recommandée par Olivier Lebé, prix du premier roman, propose un contrat. Je choisis de conserver d’autres droits étrangers.

 À la rentrée, nouvelles modifications du roman qui entre en fabrication chez Points. Impressionnante organisation. Une autre couverture conforme à leur collection est mise au point. La tour Eiffel signale que oui, pour une fois, c’est en France, capitale de la mode que se déroule l’action. Paris qui fascine tant le monde… Les médias continuent de me contacter via les réseaux sociaux. Je me retrouve dans plusieurs émissions de TV, devisant d’histoire de la mode et des mœurs étonnantes de cette chère tribu.

 

Comme il est dit que rien n’est simple, j’apprends que La Vengeance en Prada sortira en poche aux mêmes dates. Encore !!! Ce sera l’ultime étape du test sur l’importance nouvelle du marketing à l’américaine dans l’édition. Dernier pied de nez du hasard, le jour de la sortie poche, je reçois un décompte de mes droits Balland perdus.

 Mais peu importe. Le 22 janvier, c’est la sortie du poche. Une visite chez Gibert me laisse euphorique. Le roman, invisible lors du premier lancement, est cette fois-ci, aux meilleures places, entre les plus grands auteurs. Une bonne surprise car les libraires se fient généralement aux résultats du livre grand format pour décider du montant de leurs commandes. Dans mon cas, ils sont faussés, mais plusieurs ont suivi l’histoire et semblent décidés à lui laisser sa chance. De nouveaux articles et interviews TV sont annoncés jusqu’en avril.

Cette fois ci, le terrain paraît plus favorable, et je suis enfin au chaud, dans un beau vaisseau. Happy

 

Next ?

 

 


  

Commentaires 18

vendredi, février 13 2015

La collab' avec Damart

Damart_3_560.jpg

Sweat-shirt et jupe en coton enduit Damart - Solaires Celine - Sneakers Valentino -

Éléonore (52 ans) a toujours été la première de sa classe. Il n'est bien sûr pas question ici de résultats scolaires. Non, Éléonore est bien évidemment ce qu'on appelle, dans les milieux autorisés: une early-adopter. 

Déjà, en 1971, elle est la première à porter une maxi-jupe imprimée à l'indienne + boléro assorti. En 1973 elle parade dans la cour de récréation avec ses sabots jaune citron, les mêmes que ceux de Véronique Sanson. En 1978, saut dans le vide avec le style Disco. Une période difficile qu'elle assume. En 1981, elle s'essaie à la couture pour copier des modèles de Anne-Marie Beretta et Elisabeth de Senneville.  De 84 à 88 période Gaultier évidemment. Puis viendra l'attrait pour les power women de Donna Karan etc.. etc... Aujourd'hui, elle opte une allure cool mais fashion, en privilégiant des basiques minimalistes pimentés d' accessoires pointus. 

Éléonore est l'une des 7 héroïnes du communiqué de presse de Damart pour la collection P/E 2015. La célèbre maison Damart et l'Agence Mot Compte Double m'ont en effet demandé d'illustrer leurs produits avec un panel de femmes à la beauté patinée. De Damart, je ne connaissais que les thermolactyls. J'ignorais qu'il existait un prêt à porter destiné à une clientèle plutôt âgée et bien sûr, vous l'aurez deviné, pas "early adopter" pour un sou. Mais j'avais carte blanche pour fouiller dans la collection et habiller mes filles! Comme j'aime les maisons qui ont un produit sincère et les défis, j'ai immédiatement répondu yes. Je me suis amusée comme une ado devant un tas de vernis à ongle à essayer et ai trouvé des trucs franchement sympas comme la jupe en coton enduit et le sweat rose à col V.

Damart_7.jpg

Admirez Joséphine (63 ans) la reine du mix & match. Tunique en voile de coton, colliers, legging et baskets Damart, panier balinais peint à la "façon Celine" - Solaires Linda Farrow - B.O. Dior - 

Damart_8_copie.jpg

Camille au-corps-sculpté-par-le-sport (50 balais) et sa jolie tunique qui fait gypset à donf' + le fameux maillot qui-planque-les-bourrelets (même si elle n'en a pas besoin).

Tunique, maillot, cabas le tout chez Damart (bientôt sur le site) - Solaires Rayban Aviator golden - Sandales Michael Kors. 

Et ce n'est pas fini! Il y a un Bonus dans ce qui est devenu par la suite l'affaire IOPxDamart! 

À suivre.

lundi, janvier 26 2015

Le style girly

Girly_copie.jpgvisuels_girly.jpg

Honorine, 24 ans , fraîchement diplômée de Duperré, s'est jetée sur le style girly dès le début de ses études et le pratique à la cool. Une façon de se singulariser avec un style fort et quelque part mal vu, mal compris voir mal traité, au sein de la corporation de l'habillement. La voici avec Nougat, son chihuahua femelle à poil longs et blonds.

Ne jugez pas hâtivement sa tenue qui se distance largement d'un style Barbie classique et examinons l'équilibre de ses composants:

1/ Une coiffure Pom Pom Girl années 60.  

2/Un sweat shirt blanc et potentiellement collector. Ici, la collaboration Le Bon Marché X Le Léon à l'occasion de l'Expo-événement "Le Bon Marché Paris X The Webster Miami". Le Webster est ce concept-store très finement pointu sis à Miami et dirigé de main de maître par la française Laure Hériard-Dubreuil qui a précisément un angle de vue moderne sur l'esprit girly.  Ce mois-ci, Le Bon Marché et Le Webster présentent une collection exclusive créee pour l'occasion par les designers les plus en vue de la planète. Le choix est signé Laure et tous les produits sont blancs. Connaissant le niveau en mode du BMRG et du Webster, je conseille vivement à tous ceux qui passent à Paris  d'aller y jeter un coup d'oeil (jusqu'au 21 février). 

Ici, dans le cas de la réflexion d'Honorine, doit-on préciser que le blanc utilisé à la place du rose intellectualise ou modernise le style girly?

3/ Un pantalon de jogging Adidas. Le pantalon de jogging est toujours une bonne base pour donner un peu d'aspérité à un style girly. Il est de plus, facile à trouver: il y a toujours un pantalon de jogging rose, blanc ou bleu ciel chez Adidas. Notez qu'il faut impérativement qu'il traîne par terre pour maximiser l'effet cool.

4/ Des escarpins façon Hollywood. Celles-ci signées Rene Caovilas, valent leur pesant de cacahuètes. C'est d'ailleurs en les voyant en vitrine, à Monaco, que l'envie immédiate de faire un look girly m'a saisie.

5/ Un beau sac fashion et rose. Pas vintage, pas classique, pas kitsch, pas trop fifille mais chic et fashion. Ici sac "By the way" de Fendi.

6/Un tour de cou en fourrure vraie ou fausse à la manière des mamies. Le lapin blanc est recommandé mais la marmotte châtain est acceptée. 

7/ Et pour finir: un petit chien habillé en rose. C'est bien la pierre angulaire du style girly. Propulsé par Paris Hilton, le chien de type chihuahua est aujourd'hui, dans les mains de n'importe quelle ménagère de 25 à 65 ans et, de Los Angeles à Clermont-Ferrand. 

jeudi, janvier 8 2015

Je suis Charlie

Charlie_Hebdo.jpg

La grande famille des dessinateurs honore les dessinateurs de presse d'exception et tous ceux qui nous ont quittés hier, rue Nicolas-Appert. Dans mon registre, voici ma contribution.

jeudi, janvier 1 2015

Season's greetings 2015

Voeux_2015-blog.jpg

Françoise ainsi que Wouap, son teckel stylé, s'associent à moi pour vous souhaiter, dans une ambiance de bord de mer, une merveilleuse année 2015!

Commentaires 10

mercredi, décembre 17 2014

5 idées cadeaux

Byredo__560.jpg

L'époque  où il n'y avait que Dyptique sur le marché est révolue. Il y a désormais pléthore de marques de bougies chic à offrir. Ici, celle de Byredo, à l'élégance masculine, à la typo impeccable et au parfum évocateur, est ma préférée. 25€ ici.

Cible: un homme raffiné ou snob, un frère ou beau-frère gay.

Hermes__560.jpg

Avec lui, succès assuré au pied du sapin. On vous dira, à la vue de la boite orange: "mais ma chérie, tu as fait des folies, il ne fallait pas..."  Si, pour 80 € il le faut. ICI.

Cible: une maman chérie, une belle-mère chérie ou snob, une soeur exigeante ou arty, pour le frère gay, ça marche aussi. 

Flou__560.jpg

Un tirage de photo, ça le fait. Lorsque ce tirage provient directement du studio de l'artiste, en édition limitée, on fait un effet boeuf.  Ici, un cliché de Marion Leflour que j'adore. Il y en a plein d'autres sur son site. Prix suivant les formats, à partir de 80 € ICI

Cible:  conjoints, frères, soeurs... tous ceux qui sont esthètes ou fashion... 

So_Shoes___560.jpg

L'excellent livre de Frédérique Veysset et Isabelle Thomas sur les chaussures, émaillé d'interviews et de photos de passionnés. J'ai l'honneur d'y figurer pages 112 et 113 avec une de mes paires préférés, des Prada hautes de 10 cm achetées en 96 alors que j'étais enceinte et incapable de marcher avec. C'est vous dire. 25€ ICI et partout en France. 

Cible: les dingues de chaussures. Il y en a toujours un dans toute famille.

Gants_Agnelle__560.jpg

Une paire de gants ravissants, c'est toujours quelque chose que l'on est ravi de se voir offrir. Les stands des gants Agnelle dans les grands magasins parisiens font toujours briller les yeux des passantes. Ceux-ci à franges, (environ 180 €) ont l'avantage de faire aussi bien féminin et chic, que rock et pointu. (En ce moment au Printemps Haussmann). Les gants Maison Fabre sont aussi à tomber et pour celles qui habitent ma région, n'oubliez pas que le marché de Vintimille, le vendredi, propose un choix de gants de ouf hyper fashion et un peu moins chers. 

Cible: toutes les filles qui aiment s'habiller de 18 à 90 ans.

Sur ces considérations stylistiques de premier plan, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année. 

P.S. Comme un vraie ado, j'ai enfin une "fan page" de accrodelamode!!! je vous invite à la liker chaleureusement avant que je n'arrive à installer une icône dans la marge à droite. 

Commentaires 19

vendredi, décembre 5 2014

Le style Monocle

Monocle__.jpg

Je ne pouvais pas aborder le sujet de la presse hype sans m'attarder sur le cas de Monocle. Un monument dans le monde de la presse. Monocle, n'est pas un "hard to find magazine" puisque dès ses débuts, sa diffusion a été bien menée. Je case plutôt Monocle dans le genre "presse à l'esthétisme de forcené" tant sa mise en page me laisse pantelante d'admiration. 

Laissons de coté son irréprochable ligne éditoriale pour se centrer sur ses pages mode. Elles valent le détour et présentent une vraie constante de style: des jeunes gens à l'allure sage, chemises et pantalons impeccablement repassés. Du lin l'été, des couleurs toute l'année. Très peu de noir, jamais de trash. On est studieux et courtois chez Monocle. On ne sait qui de Tyler Brûlé ou de Takeharu Sato (le "fashion director" initial)  en a été l'instigateur. Un goût ( probablement commun) pour les marques confidentielles et l'esthétisme rigoureux à la japonaise, a mis au point cet esprit Monocle qui, depuis le départ de Sato en février 2014 a perduré. 

Lues, admirées et adoubées par les étudiants en MBA du monde entier, ces pages, véritables éloges du vestiaire preppy, ont le mérite d'avoir été les premières à rendre désirable un genre que l'on croyait délaissé à jamais: le pull noué sur les épaules. 

jeudi, novembre 27 2014

La presse hype

Holiday_X_LaContrie__560.jpg

visuels_La_ContrieXHoliday_.jpg

Pull et pull-écharpe Christophe Lemaire - jupe A.P.C. - sac La Contrie X Holiday - solaires Tom Ford - chaussures Adidas Superstar - sweat-shirt sur l'eshop de Holiday

Les années 2000 ont vu l'essor d'un genre que j'affectionne particulièrement et que l'on surnomme, dans les milieux autorisés, le hard to find magazine. En clair: le magazine de mode hyper pointu, indépendant, et publié en anglais pour une seule diffusion internationale. 

Ce type de magazine est devenu au fil des années un produit hype au même titre qu'une marque de vêtements courue. Véritables concentrés de chic et laboratoires d'idées, ils fédèrent un public fervent et averti et ont lancé toute une générations de stylistes, de photographes et de directeurs artistiques. Les ancêtres notoires (des années 80): The Face, i-D, Jill... Ceux qui ont fait les années 90 et donné le "la": Dazed&Confused, Wallpaper, Self Service... Puis Tank, (le premier mook), Numero, Another et tant d'autres... Certains formés par une bande de copains photographes et stylistes, d'autres par un studio de graphistes, initialement dans le but de montrer leur travail. 

Depuis, ils sont légion et ornent les étagères des concept-stores. En général vite épuisés dès leur sortie, introuvables ailleurs que dans les grandes capitales, leurs acquéreurs suscitent l'envie. Certains, à la diffusion confidentielle, comme Candy en Espagne, sont rapportés de voyage comme de précieux trésors. 

C'est dans ce contexte que l'élégant Holiday, un magazine américain diffusé de 1946 à 1977, renaquit de ses cendres au printemps dernier à Paris. C'est le très chic Atelier Franck Durand qui a relevé le gant pour un résultat à la hauteur de nos espérances. Même format que l'original, mêmes thématiques, même esprit. Marc Beaugé est le rédacteur en chef et Franck Durand le directeur artistique. 

Cerise sur le gâteau, comme le magazine Monocle, Holiday propose sur son site un eshop où l'on peut se procurer, outre le magazine, des produits estampillés du nom du mag à la typo mi-preppy mi-moderniste. 

Mais c'est sa première collaboration qui attire l'attention. Holiday a choisi la maison La Contrie (dont j'avais parlé ici). La Contrie réalise des sacs luxueux et rigoureusement fabriqués. Ici, le sac est en toile et cuir. 

Joséphine, sur l'illustration plus haut, l'a tout de suite adopté. Il réveille sa jupe en flanelle grise qui en d'autres temps aurait fait "religieuse en civil" et fait écho par son allure sport vintage à ses baskets à bandes du fameux bleu "années 70".

mercredi, novembre 5 2014

Lena Dunham

Lena__copie.jpg

Lena Dunham, avec son physique normcore me fascine. (le générique de #ASKLENA avec ce pas de danse sautillant m'a éblouie).

NB: j'ai changé ses chaussures car il établi qu'un peu de talon affine les jambes.