le blog illustre

LIVRES SUR LA MODE

jeudi, mars 17 2016

Be Hype!

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Ça y est! Il est sur les rayonnages des librairies et maisons de presse! Ici dans une des maisons de presse de Menton où je me suis rendue dès potron-minet. Je profite de ce billet pour remercier toutes celles et ceux qui ont relayé, partagé les infos concernant le livre (avant même de le lire! La trouille qu'ils soient déçus après! ) Pour celles et ceux qui ne l'ont pas vus (ceux qui ne vont pas sur Facebook), la vidéo de mon passage sur LCI (et l'admirable maquillage de LCI qui me donne 10 ans de moins) ainsi qu'une revue de presse (et non des moindres!)

Comblée, je suis. 

L_O_copie.jpgL'O supplément de L'Obs. Mars 2016

Le_Vif_Belgique.jpgLe Vif (L'Express Style belge) Mars 2016

As_you_like.jpgAs You Like Mars 2016

LCI.jpgLCI "Parlons-en". Interview de Hortense Villatte le 29 février 2016

Culturebox_.jpgCulturebox en "Une" le 8 mars 2016. À lire ici

Marie_Cloud.jpgMarie Cloud le blog de Sylvie Barbier (l'auteure du "Dictionnaire impertinent de la mode" que j'avais illustré) À lire ici.

Ringthebelle.jpgRingthebelle l'élégant site lifestyle (complètement hype) à voir et savourer ici. N'hésitez pas à aller vous y promener!

jeudi, février 11 2016

Be Hype, le livre!

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Non, vous ne rêvez pas. C'est bien une couverture de livre. Un recueil dans lequel j'ai mis tout mon enthousiasme et qui devrait amuser tous les fashion addicts. 

Le pitch: c'est un panorama des gens qui "sont" la mode. Avec un détail: ces gens ne sont pas forcément des professionnels du vêtement.  Car l'acteur de ce livre, c'est le web et son cortège de réseaux sociaux. Ou comment avec les blogs, Instagram, Facebook etc, monsieur et madame "tout le monde" sont devenus hype

La forme: 4 chapitres (Business, Mode, Physiques, Styles de vie). 224 pages d'histoires de gens élégants vivant avec leur époque. Certains sont, vous pouvez me faire confiance, snobs ou zinzin. Sur la centaine de personnages, 16 seulement viennent du blog. Et encore, certains textes ont été modifiés ainsi que certains dessins qui avaient besoin d'être rafraîchis. C'est dire, amis fidèles de ce blog, combien il y a à lire et à découvrir.

La genèse:  il y a environ deux ans,  Anne Serroy des Éditions de La Martinière me contacta. Elle avait eu connaissance de mon blog, en lu quelques posts qu'elle apprécia. Je lui proposai une galerie de personnages sur un angle de vue "mode et société".

Ensuite,  c'est Anne-Laure Cognet, super éditrice de La Martinière qui m'a guidée pour le rythme de la lecture, les détails divers auxquels je n'aurais jamais pensé. Puis, c'est Séverine Morizet qui a imaginé cette élégante mise en page. 

Sneaker_addict.jpgIci, le sneaker addict...

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Là, le vintage addict.

Mais aussi la blogueuse mode, le dandy youtubeur, la fille habitée par le style, le rappeur arty, le boulanger star, la "fille de", la "femme de",  les fermiers bio et surfeurs, la spécialiste du vide-dressing de luxe.... Personne n'y échappe, aucun pays n'est épargné. 

Le monde est désormais hype. 

Il sort le 17 mars partout en France, en Belgique et en Suisse. Vous pouvez, si vous passez à l'élégante librairie Galignani le réserver ou le pré-commander à la Fnac pour ceux qui sont loin de Paris. 

 

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jeudi, février 26 2015

Les coulisses du défilé des vanités

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Journaliste de mode prise en flagrant délit de lecture du "défilé des vanités". Pull et étole de fourrure MARNI -Top forme cape VALENTINO - Chevalière CHARLOTTE STONE

Comme préambule à la semaine des défilés de prêt-à-porter parisiens qui débutera la semaine prochaine, je reviens vers ce blog que j'avais hélas délaissé pour cause de rendus de dessins divers et variés. 

C'est Cécile Sépulchre qui, me contactant pour me parler de son livre, m'a donné envie de faire ce dessin à toute allure pour illustrer son texte ci-dessous. L'histoire de Cécile est intéressante. Vous connaissez toutes ce livre, qui décrit fort justement le microcosme des rédactions de mode. J'en avais parlé ici. Ce que j'ignorais en revanche, c'est que très peu d'exemplaires avaient été imprimés car la maison d'édition d'alors avait fait faillite peu de temps après la publication du livre. Je vous livre donc les dessous de l'affaire (en quasi exclusivité, d'autres blogueuses en parleront également). 

Pourquoi en parler? 

-Parce que le livre est tout simplement bon. 

-Parce que le fait que le livre soit sorti en même temps que la suite du diable s'habille en Prada, c'est juste énorme. Le rouleau compresseur du marketing à l'américaine face au petit frenchie.

Je vous retrouve dès lundi prochain sur ce blog, et sûrement avant sur FB et Instagram!


Le Défilé des vanités

Les coulisses d’une saga

Par Cécile Sepulchre

 

 La récente parution poche du roman Le Défilé des vanités est l’aboutissement d’une incroyable saga, racontée pour la première fois ici.

 Le Défilé des vanités aura déjà mis cinq ans à mûrir, entre prises de notes sur les réflexions et les anecdotes entendues ici et là. Dévoiler les coulisses, piocher dans quinze ans d’histoires drôles (véridiques) et de dialogues entendus, expliquer simplement ce monde compliqué, écrire un premier roman de 400 pages, évoquer un poste que j’ai choisi de quitter… l’affaire était sensible. Ensuite il a fallu trouver le temps : les journalistes en poste comprendront, puis trouver un éditeur : les auteurs comprendront…

 Et puis, un jour, après bien des aventures, on appuie sur le bouton envoi et le manuscrit s’envole…

Un jour, une bonne fée pointe son nez : les éditions Balland. Elle ne sera pas seule…

 Mais la mauvaise fée monte vite au créneau. Un jour, mon éditeur m’invite à découvrir le livre. En partant, je croise le coursier d’un bureau de presse qui me remet un paquet que je glisse dans mon sac. Chez Balland, j’ai dix minutes de bonheur, lorsque je tiens enfin ce roman tout chaud. Puis j’ouvre l’enveloppe dans mon sac et découvre… La Vengeance en Prada, mastodonte américain lancé avec des moyens colossaux.

Pire, avec leurs couvertures similaires les deux romans ont des airs de fausses jumelles arrivant avec la même robe dans une soirée. J’aurai l’occasion de papoter avec l’auteur lors de sa fastueuse soirée de lancement. En repartant, je me sentirai bien seule. Dans les librairies, à côté des piles colossales du rouleau compresseur américain (100 000 exemplaires) mon petit Défilé rase les murs. Le plus souvent il est introuvable. Balland semble en difficulté. C’est David contre Goliath. De plus, le roman, préparé en deux mois, est arrivé bien trop tard pour certaines rédactions.

 Mon blues est de courte durée car les bonnes critiques arrivent de toutes parts. Notamment, dans le Figaro Magazine, un super article de Fréderic Beigbeder comparant Le Défilé versus La Vengeance. C’est le mien qui remporte tous les lauriers. Il lui prédit en coulisses un destin à la 99 francs, dont la première phase de lancement fut compliquée par une certaine censure. Pourtant, les critiques toutes positives, se multiplient. Euphorie.

 Le livre atterrit dans le même temps chez un avocat hostile qui ne trouve heureusement rien à redire. Celui de Balland a bien bossé. Les griffes, elles, s’amusent de l’histoire. Des félicitations de professionnels affluent. Dans le monde de la mode, personne ne remet en cause la véracité de mes dires, ni ne tente un décodage de ce roman à clef. Les plus jeunes ont envie que de nouvelles règles soient posées.

J’aurais pu aussi bien me faire descendre. L’air du temps est à l’exploration des coulisses, à la désacralisation et surtout… ce milieu a de l’humour !

 Le démarrage en fanfare du Défilé des vanités tient donc du miracle. La sortie à cloche pied paraît sauvée par cette folle série d’articles ; près de 70. Rarissime pour un premier roman. Cerise sur le gâteau, j’atterris sur plateau du Soir 3.

Alain Goldman, grand producteur oscarisé (La Môme) envisage un film. Des éditeurs se disputent les droits poche. J’ai la tête dans les étoiles.

 

Mais la mauvaise fée revient. Alors qu’un succès se met en place envers et contre tout, Balland, achève son dernier vol plané et pique du nez, plantant distributeurs et médias. Des TV cherchent en vain à me joindre. L’éditeur sort des radars, avant d’être mis en liquidation. So sad… La diffusion est bloquée, mes droits d’auteur partent à la trappe et cette version disparaîtra à jamais. Adieu cette couverture amoureusement bichonnée avec Aurore de la Morinerie, la déesse de l’illustration.

Big blues… me voici abandonnée en haute mer.

 Pourtant, le livre intéresse toujours autant. Des bloggeuses me lancent une bouée. Une chaîne de solidarité menée par l’une d’entre elles, Laetitia Noblet, se met en place. Nouveaux articles positifs notamment dans L’Avenir, quotidien belge qui publie une double page, reprise par la radio.

Des jeunes m’envoient des croquis de la couverture, demandent conseil. Des échos positifs reviennent de toutes les tranches d’âges, de 16 à 96 ans et de tous les milieux socio-culturels, initiés ou non ; de la business-women à sa secrétaire, en passant par le mari intello. Les lectrices laissent de magnifiques commentaires sur le web. Pourtant le livre devient introuvable.

 En attendant le déblocage juridique, il me reste aussi les droits numériques. Heureusement. Après une petite étude, je lance une auto-édition avec la jeune start-up Librinova. La démarche est insolite mais ça marche. Aurore de la Morinerie m’offre la nouvelle couverture. Dans le même temps, un contact direct s’établit avec J’ai Lu et Points, qui souhaitent depuis le début, lancer une version en poche. Je récupère enfin mes droits. Finalement, ce sera Points qui croit très fort au roman et veut le relancer comme un inédit, compte tenu des circonstances. Le vent tournerait-il ?

 

En juillet nouveau coup de théâtre. Depuis mes vacances provençales, je découvre mon petit e-book en troisième place des meilleures ventes de romans français numériques. Et il restera longtemps en première place de la littérature humoristique sur Amazon. Sans le soutien marketing d’une grande maison, c’est incroyable. Une agent chinoise, recommandée par Olivier Lebé, prix du premier roman, propose un contrat. Je choisis de conserver d’autres droits étrangers.

 À la rentrée, nouvelles modifications du roman qui entre en fabrication chez Points. Impressionnante organisation. Une autre couverture conforme à leur collection est mise au point. La tour Eiffel signale que oui, pour une fois, c’est en France, capitale de la mode que se déroule l’action. Paris qui fascine tant le monde… Les médias continuent de me contacter via les réseaux sociaux. Je me retrouve dans plusieurs émissions de TV, devisant d’histoire de la mode et des mœurs étonnantes de cette chère tribu.

 

Comme il est dit que rien n’est simple, j’apprends que La Vengeance en Prada sortira en poche aux mêmes dates. Encore !!! Ce sera l’ultime étape du test sur l’importance nouvelle du marketing à l’américaine dans l’édition. Dernier pied de nez du hasard, le jour de la sortie poche, je reçois un décompte de mes droits Balland perdus.

 Mais peu importe. Le 22 janvier, c’est la sortie du poche. Une visite chez Gibert me laisse euphorique. Le roman, invisible lors du premier lancement, est cette fois-ci, aux meilleures places, entre les plus grands auteurs. Une bonne surprise car les libraires se fient généralement aux résultats du livre grand format pour décider du montant de leurs commandes. Dans mon cas, ils sont faussés, mais plusieurs ont suivi l’histoire et semblent décidés à lui laisser sa chance. De nouveaux articles et interviews TV sont annoncés jusqu’en avril.

Cette fois ci, le terrain paraît plus favorable, et je suis enfin au chaud, dans un beau vaisseau. Happy

 

Next ?

 

 


  

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mardi, avril 15 2014

Rire de la mode

Defile_des_Vanites_copie.jpgInterlude littéraire

Christophine, consultante auprès de marques de prêt-à-porter mainstream, en dépit d'une allure hautaine et résolument fashion, aime se moquer d'elle même et de ses co-fashion-religionnaires.  Elle a emporté pour un de ses nombreux voyages professionnels le livre de Cécile Sépulchre "Le défilé des Vanités" aux éditions Balland. 

(manteau Marni - pull et sac Acne - pantalon Alexander Wang - sneakers Veja - valise Sansonite)

-Vous ambitionnez de faire carrière dans la mode?

-Vous ne voulez surtout plus travailler dans la mode?

-Le milieu de la presse de mode vous fait fantasmer?

-Vous venez d'être licenciée du magazine dans lequel vous travaillez au motif: "trop vieille, pas assez punchy"?

-La vanité est pour vous le spectacle le plus réjouissant à observer?  

Alors ce livre est fait pour vous.

Drôle, un peu polémiste, pas aussi léger que l'on pourrait penser à première vue, bien documenté, l'auteur, pour ceux qui l'ignorent, a été rédactrice en chef de L'Officiel... Plus branché que Le Diable s'habille en Prada, les personnages sont plus fouillés, plus attachants et surtout plus réalistes. Il est sorti depuis un moment, beaucoup en ont parlé mais je n'avais pas encore pris le temps de le lire. Ce livre est un régal. 

Et cerise sur la gâteau, c'est la talentueuse  Aurore de La Morinerie qui illustre la couverture. L'ebook vient juste de sortir d'où pour une fois un sujet d'actu brûlant sur ce blog que j'ai hélas délaissé un peu trop longtemps.

Balibulle_560.jpgMarie-Jacquette, femme de convictions modesques, collectionneuse de lunettes excentriques, a dévoré l'opus de Charlotte Moreau (aka Balibulle) "Anti guide de la mode" aux éditions J'ai lu"

(manteau et lunettes chinés à Tokyo, sac Carven, chaussettes Marni, sandales Prada)

Le livre de Balibulle lui, effleure les professionnels de la mode pour se moquer plutôt de nos comportements "shopping-conso-girly" dans l'exercice le plus difficile qui soit: faire rire à chaque phrase. Bon, je sais, j'en parle après tout le monde. Il est sorti depuis un bon moment et nombre d'entre-vous l'ont déjà lu. Mais, admirative du blog de Balibulle et dans un élan de solidarité blogosphérial, je tenais à marquer le coup.

Ce sera tout pour aujourd'hui. De retour à ma planche à dessins et mon ordi, je devrais aborder la question existentielle "quel outfit élégant et ergonomique pour le printemps?" dans les plus brefs délais.

mardi, mars 18 2014

Illustrations now!


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J'ai la fierté de vous annoncer que mon travail sera présenté au Salon du dessin contemporain DDessin 2014 qui se tiendra à Paris du 28 au 30 mars à l'Atelier Richelieu. Cette année, un corner de 4 illustrateurs de presse et de mode sera présenté. Mes filles stylées vont donc quitter l'écran pour du papier le temps d'un week-end parisien. Présenté ici un extrait de "#ootd" dessin sur papier Ingres, feutres, encre de Chine, stylo Bille et crayon de couleur.

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Maya, étudiante aux Arts déco de Paris, section "illustration de mode", néo punk girly et tatouée, nous présente "Illustration Now!" LE livre qu'il faut avoir si on aime l'illustration ou qu'on projette d'en faire son métier. (Tshirt Markus Lupfer)

Enfin un livre qui actualise le "marché actuel" des illustrateurs de mode. La presque totalité des illustrateurs de mode marquants d'aujourd'hui, et dans le monde entier, y est présentée. C'est un régal. 

Lorsque j'ai commencé ce blog, je ne pensais pas faire de l'illustration. Les dessins que je gribouillais ne servaient qu' à illustrer mes propos. D'ailleurs, je ne connaissais que Gruau, Carlotta, Soledad, Mats Gustafsson et François Berthoud et m'intéressais très peu à ce métier.

Puis, à la suite de demandes de plus en plus nombreuses, j'ai perfectionné mes dessins tout en ne voulant quand même pas trop regarder ce qui se faisait ailleurs afin de ne pas être influencée et me forger un style personnel. Aussi quelle ne fut pas ma surprise (la fille naïve!) lorsque j'ai découvert il y a 2 ans environ qu'il y avait en fait pas mal d'illustrateurs qui avaient un genre pictural proche du mien (visages au trait, couleurs sur les vêtements, proportions du corps et traits du visage réalistes). En fait, on ne peut échapper à son époque.

L'illustration de mode aujourd'hui est riche et créative. Dans "Illustration Now!", on peut regrouper les "familles": les peintres, les aquarellistes, ceux qui esquissent et disent tout en deux coups de pinceau... Les intellos, les caricaturistes, les minimalistes, les stakhanovistes du dessin méticuleux... Ceux qui font des collages, ceux qui font des tâches, ceux qui font des dessins hyper propres à l'ordi..

Très peu de ringards. Le niveau est excellent. 90 illustrateurs sont présentés. Du lourd.

"Illustration Now!" de Julius Wiedemann aux Éditions Taschen.

jeudi, septembre 13 2012

Le dictionnaire impertinent de la mode

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Stanislassia,  ensemblière de cinéma est plongée dans la lecture du Dictionnaire impertinent de la mode de Sylvie Barbier. (vernis à ongles Essie, escarpins western d'Isabel Marant, luminaire de Lindsey Adelman)

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Marie-Hortense se régale elle aussi de la prose mouillée d'acide de Sylvie. (T-shirt Olympia Le Tan, culotte Ten Undies, bague fantaisie indienne à la façon des maharadjas, poudre illuminatrice Chanel et ombre crème longue tenue de Bobbi Brown). Non, Marie-Hortense n'est pas alcoolique, elle est dans sa salle de bains et met ses huiles de bain dans des carafes à whisky anciennes. Marie-Hortense est étudiante en management mode et est une vintage addict, voilà pourquoi.

Mais revenons à ce dictionnaire: j'ai le plaisir de vous annoncer la sortie de ce livre car j'ai l'honneur d'en être l'illustratrice. Son auteur, Sylvie Barbier est journaliste et a été rédactrice en chef de Marie-Claire et Biba. Depuis elle s'est tournée vers l'écriture et l'observation de la société féminine. Elle est l'auteur du fameux "la bimbo est l'avenir de la femme"chez Denoël. Le ton était donné. Les éditions François Bourin ont donc tout naturellement fait appel à elle pour leur collection de dictionnaires impertinents. Puis pour les illustrations, c'est Sophie, une amie commune, qui lui a parlé de moi. 

Ce livre est une vraie mine de renseignements pour celles qui s'intéressent à ce qui est tour à tour: une industrie, un milieu, un art, un panier de crabes. De Abercrombie à Zara, de Acne à Wintour, des Ados au Web 2.0  (presque) tout l'univers excitant de la mode est représenté.  Et comme quand on aime, on châtie bien, la plume de Sylvie est souvent vacharde.

Une vingtaine d'illustrations ponctuent les chapitres. Initialement prévues à peine plus grosses que des vignettes d'un bon Larousse, l'équipe de François Bourin, devant la précision, au sac Kelly près, de visuels consacrés à la mode les ont agrandis. On peut ainsi identifier la bouteille de vernis OPI et la parka best seller de Maje du premier coup d'oeil.

À votre avis, à la lettre B comme blogueuse, qui ai-je illustré?

lundi, avril 9 2012

Galignani

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Un des bouquets commandés par Karl Lagerfeld, chez son fleuriste personnel, afin de décorer la librairie Galignani pour sa séance de signatures lors de la sortie du livre de Justine Picardie "Chanel-sa vie" illustré par le Kaiser.

Parmi les adresses de référence des gens de la mode, il y a la librairie Galignani. La plus vieille librairie anglaise de Paris devint au fil du temps, un écrin précieux pour les amateurs de beaux livres sur l'art et la mode. Comme tous les stylistes, lorsque j'appris à 20 ans que c'était la librairie préférée de Karl Lagerfeld, j'y établis mes quartiers. Je peux considérer aujourd'hui que mes meilleurs livres viennent de chez eux et que ma culture mode fut acquise sous leurs rayonnages. "Nous recevons pratiquement tout ce qui est publié sur la mode dans le monde entier" me dit Bertrand le spécialiste... "à part ce qui est vraiment mauvais..." Bertrand s'occupe des achats "Beaux Arts" depuis des années. Son style ne change pas: lunettes rondes et pull sur les épaules. Cette constance dans un milieu en perpétuel mouvement me rassure.

La situation géographique de la librairie est idéale: en face des Tuileries, à coté de Angelina et à deux pas de Colette.

Ainsi, après un passage chez Colette, galvanisé par le parfum entêtant de figuier, la techno vibrante en fond sonore et le choix de livres majoritairement urbain/trash/geek, on se repaît, avec la même intensité, de l'atmosphère recueillie de Galignani, de son parquet qui craque et de ses publications glamour dont les auteurs font les beaux jours des Thames & Hudson et autres Rizzoli.

Anne en parle et nous montre la très belle photogénie de cette librairie sur son blog Chic and Geek.

vendredi, février 17 2012

Lectures d'hiver: elle a réponse à tout, mais quelle était la question?

Fabienne_Yvert_copie.jpg( Pull BENETTON- pantalon café Capri J. CREW - lunettes MAISON BONNET - livre L'ENDIGUEMENT DES RENSEIGNEMENTS de Fabienne Yvert aux Éditions ATTILA - escarpins LOUBOUTIN - chaise Paoli Stano par Paolo Mendes da Rocha - applique Serge Mouille)
Edmonde, directrice d'une galerie d'art à Paris, est captivée par ce livre atypique au titre étrange: l'endiguement des renseignements
Il s'agit d'un recueil du courrier des lecteurs du journal "La mode illustrée" qui sévissait dans les foyers français de 1860 à 1902. La revue était dirigée par une femme à poigne Emmeline Raymond. Elle menait de front la parution des romans en feuilleton, les chroniques, les choix des dernières gravures de mode, et bien sûr le courrier de ses abonnées de plus en plus nombreuses. Faute de place, elle prend la décision de ne publier que les réponses le plus lapidaire possible.

Un jour, Fabienne Yvert tombe sur une pile de "La Mode Illustrée", est attirée par cet étrange courrier des lecteurs et décide de le publier.
Le résultat, joliment mis en scène, est particulièrement réjouissant. Donc, pour que vous compreniez bien, le numéro, c'est celui de l'abonnée qui a envoyé la question, n'est indiquée que la région où elle habite, et la réponse est la plus concise possible.
L'ancêtre des réponses aux commentaires des blogs féminins en quelque sorte. Cela ne vous rappelle pas les réponses de Coco de Tendance de Mode?
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En plus d'être hyper drôle, ce recueil nous plonge dans la société de cette fin du XIXème siècle où les codes de bienséance sont intransigeants et où le conflit avec l'Allemagne est souvent évoqué. Bref ce livre est un petit bijoux.... Sur Amazon bien sûr!
À découvrir impérativement: le blog  d'Emmeline, complètement surréaliste. Pour chaque "réponse" d'Emmeline, les internautes se sont pris au jeu et proposent dans les commentaires, "la" question!
Et vous quelle question imaginez-vous pour " non, pas en robe de chambre" ?

lundi, novembre 21 2011

Lectures d'automne

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Yoko, rédactrice au SPUR PINK (l'équivalant japonais du VOGUE TEEN américain) retourne au Japon avec une jolie trouvaille: "les tenues des grands jours" de Guénolée Milleret aux éditions Falbalas. C'est un recueil impressionnant d'illustrations anciennes d'habits du dimanche ou de robes de mariées. De la bretonne à l'arlésienne en passant par la coquette sous Louis-Philippe, c'est une source d'idées inépuisable pour les stylistes ou pour une fille qui chercherait des idées pour sa robe de mariée. Yoko porte une écharpe en faux lapin rose, des lunettes FUNK Royal Optics et une veste Adidas. Je rappelle que le Japon est un pays où on peut trouver facilement une veste de jogging rose pâle.

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Coralie est styliste de mode à Paris. Elle a donc acheté dès leurs sorties respectives "irreverent" de Carine Roitfeld et "Notes" de Paul Smith. Je ne présente pas le premier dont on a tant parlé. À le parcourir, on mesure le talent visionnaire de Carine en retrouvant des shootings qu'on avait tant aimé et oublié que c'était elle. À lire et à relire souvent.

"Notes" est un bijoux pour qui comme moi est fan de Paul Smith. La personnalité attachante de son auteur conjointement à un goût exquis pour l'excentricité britannique en fait un livre précieux. Co-édité par La Martinière et Arte, ce livre forme un duo avec le documentaire "Paul Smith, gentleman designer" qui passera, (notez-le!) DEMAIN le 22 novembre sur ARTE. De plus, vous pourrez le revoir et l'ajouter à votre collection de "DVD fashion" ("September Issue", "Habillée pour...") puisque le DVD sort le 28 novembre prochain.

Coralie porte une chemise Hamilton Paris (mais la première qui a repéré cette marque, via Caroline, c'est Géraldine) et des bracelets Masnobdesoeur.

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À savourer, également, le Fricote N°5 qui vient de sortir en kiosque. Très remarqué, dès sa première publication, Fricote est pour ceux qui l'ignorent LE magazine pour l'épicurien urbain que vous êtes. En clair, c'est le "cuisine et vins de France pour les branchés". Je plaisante bien sûr, Cuisine et vins de France m'a sauvée plus d'un dîner. Non, Fricote va plus loin qu'un simple magazine culinaire. C'est une réflexion autour de l'industrie alimentaire, la gastronomie, la "street food"... mise en scène par un collectif de graphistes talentueux dont Régis Morales entre autres à qui on doit déjà Shoes-up. Un régal pour les yeux et les papilles puisqu'il y a aussi des recettes de cuisine. En vente chez Colette (où sont organisés régulièrement des ateliers Fricote au water bar) mais aussi dans toutes les bonnes maisons de la presse de province. 

Et pour rester dans cette veine street wear, le dernier "empreintes de mode" qui y est consacré. Empreintes de mode, c'est la collection des Éditions Falbalas relative aux courants de mode les plus marquants. Ce volume sur le street wear, que j'ai dévoré, en plus d'être illustré par Renée Pumon (de la Chambre Syndicale de la Couture), relate d'une façon impeccable les origines et l'exacte définition de ce courant majeur. Destiné aux étudiants, à l'origine, cette collection est de plus en plus achetée par les passionnés de mode ou (dans le cas du volume sur les punks) par des parents dépassés. 

Amélie, journaliste, passionnée de culture street, porte un Sweatshirt A.P.C., un bonnet Oviesse et une jupe en tweed trouvée chez Emmaüs.

Edit du 22 novembre: Attention ! on me signale, pour les fans parisiens de Paul Smith, qu'il sera au Drugstore Publicis le 19 décembre de 12H 30 à 14 H pour un débat et une séance de dédicace de son livre !! Comme je vous envie soudain, les parisiens!!

jeudi, juin 30 2011

Lectures d'été

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Ma sélection que je feuillette sous un ventilateur:
Pierre-Louis Mascia, illustrateur de mode et designer nous avait déjà convaincus avec son sac "Maurice" (ci-dessus). Il récidive avec "THE DRAWER" une revue semestrielle de dessins conjointement réalisée avec Sophie Toulouse et Barbara Soyer. La sélection de contributeurs est de haute volée, pour ce premier opus: Christophe Brunnquell de Purple, José Levy, Brisa Roché, Michel Hazanavicius (le réalisateur du film "The Artist")... À déguster donc sans modération tout l'été. (19€ distribué par Ofr mais aussi vendu à La Hune, Colette, Galignani, Yvon Lambert...
Idem pour l'excellent "La Tribune & Moi", supplément trimestriel culture/mode/luxe du quotidien La Tribune. Sortie du prochain en août dans tous les kiosques.
Un autre morceau qui sort cet été et dont tout le petit monde de la mode parle: "Bals" de Nick Foulkes aux éditions Assouline. Y verrons-nous des clichés inédits du légendaire "Bal Proust"? des photos du bal masqué des 90 ans de Vogue? Editeront-ils un format "plus léger"?  Car là, mesurant 34,5x51,5 cm, difficile de le feuilleter dans un hamac...
Sortie le 6 juillet et en vente chez Galignani... of course...