Accro de la Mode

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vendredi, septembre 3 2010

Les indiennes (Fin)

Les indiennes et les bijoux, c'est une histoire d'amour culturelle. Regardez-les bien. On entend même s'entrechoquer des bracelets de plastique sur les plus humbles d'entre elles.

D'ailleurs, si à l'aéroport, au contrôle de sécurité, vous avez une indienne devant vous, fuyez! Prenez la file d'à coté. Le temps qu'elle prendra pour se délester de ses bijoux divers, de ceux de ses enfants, (y compris la petite de 2 ans qui est dans la poussette) vous fera rater vos courses au duty-free.

Kareena Mumbalawa travaille dans la mode à Paris. Elle a gardé donc de ses origines un goût pour le port des bijoux. Née à Genève où ses parents habitent encore, elle y a découvert les bijoux de Ma snob de soeur, cette marque de bijoux uniques et exclusivement en pierres semi-précieuses qui cartonne en Suisse. Comblée de rencontrer sa créatrice Elisabeth, une vraie passionnée de gemmologie, elle s'y adonne sans modération.

Collier et boucles d'oreilles masnobdesoeur.

Sa soeur Shangita suit le même chemin. Elle a acquis récemment ce sautoir Ma snob de soeur qui met particulièrement en valeur sa nouvelle robe qu'elle n'est pas peu fière de vous montrer. Elle possède également une impressionnante collection de bagues de type "maharadjah" qu'elle achète directement à New Delhi. 

(robe Céline-collier masnobdesoeur en turquoise et améthystes-bagues indiennes en argent et pierres synthétiques)

Si les bijoux de style indiens vous renversent, ne manquez pas cette autre élégante et férue de mode qui a découvert quelques pièces fantastiques ici!

mercredi, août 25 2010

Les indiennes (II)

Memoona Rajalalapour, étudiante à Bombay sait "écouter" le vent d'est et le vent d'ouest. Aujourd'hui elle accessoirise la tenue traditionnelle européenne jean+chemise avec un sari blanc en coton épais qu'elle porte en écharpe géante. 

Sa longue silhouette brune et racée de fille de Brahma, marchant pieds nus avec nonchalance, nous transporte. Nous y voyons un sadhu méditant sous un arbre mâtiné d'un John Lennon repentant... Le tout revisité par Calvin Klein.

Shireen Patel dont la famille, originaire de l'Inde est établie à la Réunion depuis un siècle, se vêt de la traditionnelle kurta dans un esprit fashion. La kurta a beaucoup été vue cet été dans les boutiques. De Tory Burch à Kookaï, on les a vues à tous les prix et resteront encore longtemps un vêtement indispensable pour l'été à la fois chic et cool.

jeudi, août 12 2010

Les indiennes

La Maharani de Jaipur et Jacqueline Kennedy en 1962.

Le sari indien est avec le kimono japonais et la robe du soir européenne l'un des monuments du costume féminin.

L'allure gracieuse des filles qui le portent, la richesse de certaines étoffes, le plissé délicat à la taille, tout contribue à nous faire rêver.

Si l'on rajoute à cela que l'Inde a largement contribué à l' histoire du costume européen et reste aujourd'hui l'un des acteurs majeurs de l'industrie textile, alors, les indiennes peuvent figurer au palmarès des filles les plus stylées du monde.

Avec un style vestimentaire largement estival, ethnique, chic et même cool, les Indiennes sont donc les icônes de style de ce mois d'août, (opus en trois épisodes).

Le sari peut devenir une jupe cool:

Pearl Shangrila, timide étudiante à la Parson School de New-York a cependant un vrai culot lorsqu'elle s'habille. Elle affectionne les accessoires spectaculaires qu'elle acquière toujours en solde, comme ici cette paire de solaires Dolce&Gabbana qui lui mange le visage et ses sandales Marni. Elle a gardé de son pays d'origine un goût pour les saris "bon marché" qu'elle achète au mètre et avec lequel elle se drape des jupes simplement attachées à la taille. Un chemise basique, un panier ramené de France dont elle a enroulé les anses en chanvre de gros grains, des bracelets indiens à chaque poignet et hop, elle fait fashion naturellement.

(à suivre)

Amis lecteurs, je vous prie de pardonner ma longue absence sur ce blog, mais j'ai eu un mois de juillet assez chargé avec plein de dessins à finir. Moi qui pensais publier quelques dessins tout au long de l'été! je reviens quasiment à la mi-août! 

Donc les looks des indiennes parfaites pour finir l'été en beauté vous accompagneront jusqu'à la rentrée où nous attaquerons alors un vestiaire plus urbain.

Et n'oubliez pas de vous inscrire pour le casting des Galeries Lafayette dont je reparlerai d'ici là. (l'icône est dans la marge à droite).

mercredi, mai 19 2010

Les vieilles dames excentriques (fin)



Marie-Josée, 73 ans, totalise quatre mariages, 2 enfants, cinq petits enfants, un amant, une carrière comme secrétaire de direction au Figaro et une garde-robe qu'on a envie de chiper. Dotée d'une personnalité rayonnante, elle distille ses souvenirs auprès de "groupies" suspendues à ses lèvres, des filles de 20 à 50 ans qui l'écoutent béates et qui en regard de ses exploits amoureux ont l'impression d'être des oiselles effarouchées.  Aux questions, "que penses-tu des filles qui ont recours à la chirurgie esthétique?" Marie-Josée est implacable: "des bécasses qui n'ont rien compris"... "c'est avec le c... et de l'esprit qu'on retient un homme, pas avec le physique!..."

Néanmoins, le physique, elle en a un et surtout a toujours eu du flair avec la mode. Elle n'a pas son pareil pour deviner les tendances. Comme on le voit sur l'illustration, la tendance de la cape? Elle n'en a pas. (et ce n'est pas maintenant qu'elle est à la retraite qu'elle va s'en acheter une...) Qu'importe. Paf, son trench Burberry sur les épaules fera office de. Le sac calé sous le bras? Elle a tout de suite capté et se pavane avec comme une rédactrice de mode. Son style peut être qualifié de "chic twisté". Elle ne garde comme éléments qui marquent son âge: des sourcils épilés dans les seventies, qui n'ont plus repoussé depuis et des bijoux discrets de famille comme cette montre-bijoux qu'il était de bon ton d'avoir dans les milieux bourgeois.

Violon, elle, 69 ans, a une excentricité intellectuelle. Architecte, elle forme avec son époux, architecte également un couple élégant qui passe pour original dans le petit village d'Ardèche où ils ont fait construire une maison-manifeste. Violon, (c'est son pseudo d'artiste, en vrai elle s'appelle Monique) s'adonne à Yohji Yamamoto depuis des décennies et a orchestré au fil des années un style de vie cohérent entre sa garde-robe radicale et son appartement parisien immaculée et vide où trônent ça et là quelques pièces de Hans Wegner et Marcel Breuer.

Bien sûr, les aléas de la vie n'entament en rien son exigence. Ainsi, son troisième fils a mal tourné. Devenu agent d'assurance, il habite dans un pavillon Bouygues. Son mariage a été une épreuve particulièrement difficile pour Violon, (la belle-mère de son fils s'habille chez Un jour ailleurs). Cinq ans après, c'est encore un sujet douloureux que personne n'ose évoquer à table.

Eulalie 92 ans est coriace. reine incontestée de son quartier, c'est une femme à poigne qui a épuisé deux maris et élevé ses cinq enfants à la baguette. Eulalie ne sait ni lire, ni écrire (réunionnaise, elle est passée à coté de l'éducation nationale à une époque où l'île n'était pas encore département d'outre-mer). Personne ne le soupçonnerait tant son verbe est littéraire et sa culture fleurie.

Eulalie a la satisfaction d'avoir bien marié ses filles et d'avoir des fils sérieux qui ont une situation. Son allure générale est à la hauteur du personnage. Elle porte des foulards ou des coupons de tissus colorés qu'elle enroule autour de sa tête en faisant invariablement un énorme noeud. Elle affectionne les couleurs vives et les bijoux qui représentent des fleurs ou des oiseaux, uniquement. Son coté exotique et coloré est curieusement associé à une élégance désuète et souvent rigoureuse, propre aux gens de sa génération, le jupon en dentelle qui dépasse sous la jupe en est la preuve. Majestueuse encore malgré son grand âge, Eulalie brandit encore sa cane avec conviction. Avec ses broches chamarrées, il y a en elle de la reine d'Afrique mêlée à de la duchesse de Windsor. 

mardi, mai 11 2010

Les vieilles dames excentriques (part II)

Rien ne prédisposait Edith, sage-femme à la retraite à Limoges, à devenir une vieille dame excentrique. C'est sur le tard (à 55 ans, elle en a 67 ans aujourd'hui) qu'elle décida qu'on n'avait qu'une vie et qu'il était temps de faire ce qu'il lui plaisait.

Ainsi, 25 ans après tout le monde, elle expérimenta des audaces capillaires de type punk. Ce fut une révélation. Pour elle et pour son cheptel de yorkshires.

Elle fait la joie et la fierté de ses petits enfants et assume un style rock/années 80 avec lyrisme. 

(Blouson en cuir dont elle ne se souvient plus de l'origine, pantalon MARITHE ET FRANÇOIS GIRBAUD et sandales MARNI acquises, en solde, l'année dernière).

Marthe, 81 ans, elle, est plus nuancée pour une excentrique. Elle qui a longtemps souffert d'avoir comme silhouette un corps carré haut perché sur deux jambes maigres à une époque où il fallait avoir la silhouette de Lisa Fonssagrives a mis au point une vraie allure au fil du temps en mettant en valeur cette particularité qui devint son style. Plutôt masculine, elle adoucit son visage avec un carré jugé "nordique healthy" jadis en raison de son extrême blondeur devenue argent aujourd'hui. Elle affectionne les gros pulls de marins ou de type "Hemingway" et refait s'il le faut tailler ses jeans afin qu'ils soient "droits" mettant ainsi du "slim" bien avant que ce soit la mode. Elle achète ses vêtements n'importe où: des marchés aux grandes surfaces ou dans des coopératives de marins, elle les choisit  basiques et impérativement dans une matière naturelle. 

Ce qui la rend singulière est son attachement à porter des accessoires hors norme comme aujourd'hui cette molaire d'éléphanteau et cette canine de panthère ramenés d'Afrique par son père, grand chasseur et montés sur or comme d'autres portent des dents de requins en souvenir de vacances. Elle est aussi la seule fille que je connaisse qui peut porter les fameux verres fumés rabattables sans être ridicule. Marthe, c'est le style "même pas peur".

(pull en laine écossaise acheté à Saint Vaast-la-Hougue, jean Intermarché, chaussures vaguement inspirées d'un modèle PRADA en 1995 acquis sur un marché et cabas à la droguerie de son quartier qui fait Tilla March à fond! Bijoux de famille et joncs en ivoire d'éléphants)

Je ne pouvais pas aborder le sujet de la vieille dame excentrique sans parler de la riche américaine. La ville de New-York est un vivier de vieilles dames excentriques. 

Habitant l'Upper East Side depuis son enfance, Sarah est une socialite assez proche de l'image que l'on s'en fait: excentrique, drôle, chic, abonnée aux oeuvres de bienfaisances diverses, un fils dans la finance, une fille dans la mode et un groupe de copines aussi chics avec qui déjeuner au Carnegie Deli. Sarah fut au début des années 50 parmi les premières filles à avoir une Bat Mitsvah. Elle fut la seule à demander à ses parents qu'ils lui offrent un bijoux de Tiffany... Ça commençait bien.

Aujourd'hui, à à 75 ans(?), sa date de naissance exacte reste un mystère, elle continue à fumer le cigare, à conduire son cabriolet sur les routes de France où elle aime passer ses été à Saint-Jean-Cap-Ferrat et surtout à être une serial shoppeuse. Et c'est précisément cela qui nous intéresse.

De Saint-Laurent à Oscar de La Renta en passant par Ossie Clark et Valentino, il n'y a pas un seul grand nom de la mode qui ne soit pas représenté dans son dressing, tout comme il n'y a pas une seule espèce animale, représentée sous la forme d'un manteau, qui ne soit manquante dans sa garde-robe.

(toque CHRISTIAN DIOR, robe et collier OSCAR DE LA RENTA, manteau de vison FENDI, manchette SEQUIN et bague YVES SAINT LAURENT. La bague" Corail" est une commande spéciale chez un artisan milanais).

Si vous voulez voir une vraie collectionneuse de ce que les grands noms de la mode ont fait de mieux, vous vous régalerez de ce billet et de celui-ci de notre chère Armadio del delitto.

Avoir du style tout en faisant son âge. Vaste sujet de réflexion. Coïncidence, mes amies Sarah et Frieda se sont aussi posées la question.

(à suivre) Et j'espère à la fin de cette semaine!

mardi, avril 27 2010

Les vieilles dames excentriques

( Hilda Longinotti, star du design aux Etats-Unis et longtemps collaboratrice de Herman Miller. Dessin inspiré du blog advanced style)

Plus fort que les actrices de cinéma, les filles qui m'épatent sont les vieilles dames que rien ne laisse abattre. Celles dont on devine le grain de folie sous un grand chapeau ou des lunettes oversize. Celles qui théâtralisent la mode en en se surchargeant de bijoux ou en mettant des gants à motif panthère avec un manteau rose fushia. Celles qui brandissent leur cane avec élégance ou majesté. Celles qui racontent leur vie en la romançant exagérément. 

Les vieilles dames excentriques sont donc mes icônes de style de ce mois d'avril.

Depuis 4-5 ans environ, on assiste à un engouement, dans les magazines de mode et dans les blogs, pour ces femmes-divas au style fort. 

Ainsi les divines Mimi Weddell et Iris Apfel ont été à l'honneur dans les magazines les plus pointus de tous les continents. Fortes d'une garde-robe vintage de rêve, évoluant dans un milieu d'artistes, ayant mis au point un style fort et identifiable, elles ont immédiatement fait rêver et tiennent en respect des cohortes de stylistes.

Mimi Weddell, malheureusement disparue en septembre dernier à 94 ans, est restée longtemps la doyenne des mannequins et actrices en activité. Privilégiant une allure glamour 50', elle était une grande collectionneuse de chapeaux. Admirez-la, à 90 ans avec avec sa chemise aux manches retroussées, ses jolies chaussures qu'on rêverait d'avoir et ses leggings qu'elle portait encore à 94 ans.

Iris Apfel, décoratrice et éditrice de tissus d'ameublement, a eu les honneurs du MET en 2005 en exposant ses vêtements et accessoires. Une collection baroque, ethnique et bien sûr follement chic. Grande chineuse dès les années 30, le moindre de ses bracelets est une oeuvre d'art. Elle opte pour un style baroque mesuré, selon le Vogue français. Ses vêtements? Du luxueux au très populaire, jamais de middle class. Son époux suit le même chemin. Admirez-la avec son pantalon jaune citron, ses boots Pucci-like, au milieu de l'opulent décor de son appartement new-yorkais. Ses lunettes habillent son visage où deux yeux perçants scrutent le monde. Elle n'a pas dit son dernier mot. À coté d'elle, les stars de la déco à New-York ne font plus les malins. 

D'autres vieilles dames excentriques suivent. Où il est démontré que l'on peut être âgée, excentrique et stylée sans être forcément artiste reconnue ou excessivement argentée... Stay tuned!

mardi, mars 23 2010

Les belles laides


Grégorine fait partie de cette catégorie de femmes célébrées dans la littérature comme femmes à la beauté singulière. Ces femmes dont la description de leurs visages se résume trop souvent avec l'adverbe "trop": nez trop grand, yeux trop petits, cou trop long, menton trop fort... 

Source de larmes à l'adolescence, mais signe de caractère une fois adulte, ce type de beauté font d'elles souvent des femmes racées. Les belles laides sont mes icônes de style de ce mois-ci.

Gregorine affirme donc sa beauté atypique avec des vêtements forts. Travaillant dans l'industrie du prêt-à-porter de luxe, elle a pu s'offrir (à prix d'amis) la parka déjà culte de Phoebe Philo pour Céline. Elle aime les coupes sculpturales, les vêtements d'homme, les créateurs exigeants... Pas de banalité avec un visage peu banal. Peu de maquillage si ce n'est un rouge à lèvres bien rouge. Elle porte aujourd'hui un des fabuleux pantalons de Joseph en hommage à Joseph Ettedgui qui vient de nous quitter et qui, avec son goût et sa modernité nous a si bien habillées.

Anne-Sophie, elle a banni le mot "mignon" de son vocabulaire depuis longtemps. Son visage anguleux à la peau de rousse ne peut que mettre en valeur des formes pures voir monacales. Ainsi elle a jeté son dévolu sur la marque COS dont la radicalité du style à prix modéré est à saluer. Elle porte aujourd'hui jupe et top de cette marque dont elle tempère la froideur avec un sac vintage en python trouvé dans la plus belle boutique de vintage de Nice où elle réside. Elle assouvit son goût pour les beaux sacs en collectionnant des pièces des années 50 à 70 à défaut de pouvoir aller chez Hermès ou Loewe. 

Son style policé et racé émerveille et rappelle un peu une des actrices les plus racées et les plus élégantes du moment: Tilda Swinton. Le dernier film de Luca Guadagnino où Tilda campe une bourgeoise milanaise, forme avec "a single man"  de Tom Ford le tandem des films les plus stylés de cette année et peut-être même de la décennie!

P.S: Merci à Marine Bucher du magazine PUBLIC pour son article sur accrodelamode!! 

lundi, décembre 14 2009

Les mamans (IV)

Il y a aussi une maman que j'affectionne, c'est la maman qui a un fils qui travaille dans la mode. Elle n'a pas d'autre alternative que de suivre le mouvement.

Ici Odile nous la joue "grand genre avec un air détaché". Les cheveux décoiffées, elle porte des lunettes de soleil hublot même en plein hiver. une veste spencer-avec-les-épaulettes qu'elle s'est fait faire chez un tailleur (chinois), son adresse confidentielle où, (comme sa maman pendant l'immédiate après guerre), elle se fait copier les must de la saison. Elle viendra sublimer une jupe réalisée dans une soie chinoise à motifs traditionnels. Elle porte un immense (vrai) pashmina qu'elle a pu avoir (en solde) chez VICTOIRE et ose des escarpins vieux de 6 ans de NINE WEST. Son fils Luc, son fashion gourou, vous l'aurez deviné, est acheteur chez Barneys à New-York. Il porte, sans surprise, sous un trench BURBERRY une chemise et un jean RALPH LAUREN, une cravate PAUL SMITH et surtout des lunettes OLIVIER GOLDSMITH réalisées sur mesure. 

J'ai également un élan de sympathie à l'encontre des mamans bobo qui en dépit de la crise tiennent le cap malgré ses enfants ado-concernés-par-la-mode qui lui coûtent un oeil.

Ici Ségolène qui sait bien que quand on est ado, le look, c'est tout ce qui compte, a décidé de faire une croix, en ce qui la concerne, sur les marques. Elle choisit des basiques en soldes ou dans les ventes privées. Elle les update avec ce qu'elle trouve de convenable dans les copies. Elle a craqué récemment sur les babies à talon de ANDRÉ qui font MIU MIU à mort. Elle porte avec un collant opaque à cotes BLEU FORËT, un vieux trench COMPTOIR DES COTONNIERS, son vieux sac ALLY CAPELLINO. Avec une vieille écharpe GAP, elle tient la route. 

Pour les enfants, c'est une avalanche de marques avec de gauche à droite: un caban SCHOTT, une écharpe GAP, un jean LEVI'S, des KEDS, une parka CHEAP MONDAY, un pull KULT, un jean APRIL 77, des desert boots CLARKS, une robe LE TEMPS DES CERISES, une doudoune GAP, un pull ZARA, des collants H&M et des Doc Marteens.

Édit: le website Queens of vintage a fait un spécial "mom style icon" dans un esprit:"maman à moi est mon icône de style". À lire ici

mercredi, décembre 9 2009

Les mamans (III)

(Judy Aldridge en robe SCAASI vintage (années 80) et joaillerie ADLER et sa fille Jane en robe et bijoux CHANEL lors du bal des débutantes à Paris le week-end dernier)

Il y a une catégorie de maman qui m'émeut: c'est la maman qui est fière de sa fille. Celle qui, regardant sa fille avec des yeux brillants, a la satisfaction de voir une jeune femme resplendissante... à qui elle a passé le flambeau.

Je suis fascinée par ces femmes que je croise dans la rue accompagnées de leur clone de fille. Ces mamans là en deviennent encore plus belles.

Judy Aldridge, l'auteur du blog Atlantis Home est l'une de celles-la. Judy est texane, styliste et blogueuse. Sa fille, Jane est l'auteur célèbre du blog sea of shoes

La complicité entre elles est évidente. Judy a transmis à sa fille le goût pour les belles choses, le savoir-faire et les idées audacieuses. Si le blog de Jane est très connu, celui de sa maman l'est moins. Je vous invite donc à découvrir ou revoir le blog de cette quadra (?) sémillante, furieusement sympathique, que l'on voit évoluer dans un intérieur inondé de soleil décoré à grands frais et qui en dépit d'un train de vie plutôt argenté, est fraîche, arbore un no-make-up style (apparemment sans chirurgie esthétique) et qui quoique collectionnant les vêtements de créateurs ou de couturiers aime s'enrouler dans des plaids de type navajos.

Judy prend des risques: elle assume un goût pour les ceintures baroques et les bottes en python rouges. Mais surtout elle s'est crée un style résolument personnel: elle détecte les  créateurs émergeant, et les mélange avec du vintage ... avec amour et passion. Elle offre ainsi sur son blog un angle de vue sur la mode particulièrement riche et intéressant. Sa fille est interviewée dans l'excellent Café mode.

En regardant les photos de Judy à Paris, invitée chez Chanel, je l'imagine, posant avec sa fille, le torse légèrement bombé de fierté puis soupirant de satisfaction.

jeudi, décembre 3 2009

Les mamans (II)

Anne, la maman de Camille et Horace, nous démontre qu'il n'y a pas que les maigres qui peuvent être élégantes. Du plus loin qu'elle se souvienne, Anne a toujours eu 10 kg de plus.. Cela ne l'empêchait pas d'avoir une cote folle avec les mecs, à la fac comme au lycée... Car Anne a toujours su se mettre en valeur. Et ce n'est pas avec ses deux enfants qu'elle lâchera le morceau. 

En général, Anne porte le même type de vêtements ("l'uniforme des grosses!" me dit-elle en souriant), des Tshirts superposés, des matières fluides... Aujourd'hui, elle porte une chemise en chambray LA REDOUTE, un vieux pull ONLY, un pantalon taillissime de LA REDOUTE. Elle a ponctué le tout avec le fameux cardigan long ZARA qu'elle a acheté sciemment en taille M, sachant très bien qu'elle ne pourrait pas le fermer, histoire d'avoir deux lignes plus sombres encadrant le corps et l'amincissant visuellement, vieille technique de rondes...  Là où elle est forte, c'est de faire du chic avec trois fois rien. Ici, elle porte une cravate de son époux négligemment nouée comme une écharpe. Le motif régimental de la cravate lui donne un coté "preppy" et l'aspect négligé, un coté "je-ne-fais-pas-exprès-de suivre-la-mode-c'est-instinctif-chez-moi.." J'adore... Le seul poste où elle claque, c'est celui des chaussures: ici les mocassins à talons de ROBERTO DEL CARLO.

Camille porte un pull et une chemise BELLEROSE, une jupe ZARA, des collants DD et aux pieds des START RITE... évidemment. Horace, lui qui n'a pas encore son mot à dire porte ce que ses grands cousins ont portés: un Tshirt Pepe Jeans, un pantalon en molleton DPAM et d'adorables mocassins d'indiens Baby GAP.

C'est tout pour aujourd'hui, car au moment de mettre mon deuxième dessin, je me suis aperçue que je n'avais pas dessiné la bonne personne.. flûte... Donc la suite est pour bientôt...

Sinon la délicieuse artiste AMYLEE m'a fait l'honneur d'un très gentil post! Si vous ne connaissez pas encore son blog, allez vite découvrir cette graphiste au style chic et fort.

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